LeBron James, l’embarras du choix


L’ailier de 41 ans, dont le départ des Los Angeles Lakers a été confirmé mardi, est annoncé avec insistance du côté des Golden State Warriors. Mais il ne faut pas écarter Cleveland et Miami, chaque option représentant un projet différent pour le meilleur

2 Jul 2026 - L'Équipe
AMAURY PERDRIAU

D’avis partagé par les proches du dossier et de LeBron James, ce dernier, libre de tout contrat et donc de s’engager où il le souhaite pour la saison prochaine, doit prendre le temps d’évaluer les différentes options qui se présenteront à lui.LeBron James se retrouve à l’heure des choix. À 41 ans, il est encore très convoité.

Ses priorités? Prendre du plaisir, soigner sa fin de carrière en visant si possible une cinquième bague. Quitte à rogner très franchement sur le salaire.Trois franchises tiennent pour l’heure la corde. Chacune conférerait une forte symbolique à la fin de carrière du « King » qui se profile.

Golden State Warriors : le cimetière des mammouths

Stephen Curry, LeBron James, Draymond Green, Jimmy Butler. Il y a à peine cinq ans, un tel quartet aurait absorbé toute la lumière. À l’ heure où les principaux échos envoient James chez les Warriors, la résonance est moindre. Elle ne fascine quand même: James (41 ans) et Curry (38), au crépuscule de leur carrière, peuvent-ils, tout en assouvissant enfin le rêve d’une association dans la grande ligue, porter la « dynastie » made in San Francisco (4 titres depuis 2015) à nouveau au sommet?

L’attelage est fou, sur le papier. Les voiles à lever (le retour de blessure de Butler ou l’hypothétique arrivée d’Anthony Davis, ancien lieutenant de James à Los Angeles) resteraient nombreux.

Les deux natifs d’Akron (Ohio), rivaux qui élevèrent leurs joutes au firmament entre 2015 et 2018 (trois titres pour les Warriors de Curry, un pour les Cavaliers de James), avaient marié leur basket une première fois lors des JO de Paris (2024), achevés avec l’or autour du cou.Les signaux d’une réunification n’ont jamais été aussi prégnants : le dernier épisode d’un podcast animé par Le- Bron James et l’ancien meneur Steve Nash – Mind the Game –, mis en ligne mardi, proposait en invité de marque… Stephen Curry. L’occasion pour son aîné de glisser une déclaration d’amour pas passée inaperçue : « Les gens me demandent tout le temps : “Quel effet cela a-t-il fait d’enfin jouer avec Steph” ? Je réponds: c’était plus que parfait. »

À défaut de prendre à revers cette tendance au jeunisme en NBA, les retrouvailles entre les deux légendes (8 titres, 6 trophées de MVP de la saison régulière, 34 sélections au All-Star Game cumulées) pourraient transformer Golden State et ses vétérans (plus de 36 ans de moyenne d’âge pour le cinq de départ en cas d’arrivée de James) en cimetière des mammouths. Lequel vaudra, quoi qu’ i l a r r i ve , le co up d’ oeil.  Probabilité de réalisation: 50 %.

Cleveland Cavaliers : finir là où tout a commencé

L’adage de la boucle bouclée. Premier choix de la draft 2003, LeBron James était à l’époque le « Chosen One » pour une franchise qui n’avait alors jamais gagné le titre.L’espoir d’une grande première s’était envolé lorsqu’en 2010 James fila à Miami glaner ses deux premières bagues (2012 et 2013). Pour revenir dans l’Ohio en 2014 et se muer en héros absolu en 2016.

Un retour du fils prodigue propulserait évidemment Cleveland parmi les favoris de la Conférence Est, au sein d’une franchise portée cette saison par Donovan Mitchell, James Harden et Evan Mobley. Rien d’incompatible en théorie, mais le casting ne semble pas totalement correspondre au souhait de « King James » de profiter pleinement – et humainement – de ses dernières années sur les planches. Rien ne vaut le charme d’un dernier baroud à la maison, où les honneurs seraient plus puissants qu’ailleurs. Probabilité de réalisation: 30 %.

Miami Heat : encore un Big Three en Floride ?

Là aussi, il s’agirait d’un retour. Entre les mains savantes d’Erik Spoelstra, entraîneur du Heat depuis 2008 et architecte du doublé 2012-2013 en ayant eu à diriger les « Three Amigos » (LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh). L’improbable come-back imaginé se ferait cette année aux côtés de Giannis Antetokounmpo et Bam Adebayo, conférant à la franchise floridienne une dimension athlétique peut-être jamais vue outre-Atlantique.

Un frein majeur, toutefois : en ayant beaucoup sacrifié afin de s’attacher les services du « Greek Freak », Mi ami a appauvri son poste de meneur de jeu, lequel semble devoir primer sur l’ajout de James.

De quoi affaiblir la perspective d’un nouveau déménagement en Floride, auquel l’ancien pivot Dwight Howard répondait récemment par une proposition surprenante, assurant que l’ailier pourrait ainsi remporter deux bagues en deux ans : et si LeBron James envisageait San Antonio ? Farfelu. Pour le moment. Et jusqu’à preuve du contraire dans ce monde des transferts NBA où les mouches changent d’âne à chaque heure qui passe. Probabilité de réalisation : 15 % pour Miami, 5 % pour San Antonio.

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