Valgren, une Poké Ball pour une victoire


Au moment de franchir la ligne en vainqueur après s’être joué de ses compagnons d’échappée, à 
1,1 km de la ligne, Michael Valgren brandit la Poké Ball offerte par son fils en guise de porte-bonheur.

Après des blessures à répétition, le Danois d’EF Education-Easy Post a remporté, à 34 ans, son premier succès dans un grand Tour. Un peu grâce à son fils, qui lui a remis un porte-bonheur avant son départ pour le Giro.

«Je suis extrêmement heureux pour Michael, 
c’est un très bon gars» 
   - JONAS VINGEGAARD 

28 May 2026 - L'Équipe
THOMAS PEROTTO

ANDALO (ITA)- Avant de quitter le Danemark pour s’en aller disputer le Tour d’Italie, Michael Valgren (34 ans) a reçu un cadeau de la part de son fils. Une Poké Ball, un objet en forme de petite boule issu du jeu Pokémon et qui sert à attraper des animaux rares, brandie en franchissant la ligne. « L’année dernière, j’avais déjà eu de grands espoirs de gagner une étape sur le Tour de France alors cette fois mon fils, qui aime beaucoup Pokémon, m’a fait une Poké Ball aux couleurs de notre équipe, c’est une sorte de porte-bonheur » , racontait hier le coureur d’EF Education-EasyPost, qui va lui rapporter en échange quelque chose d’encore plus unique : une victoire sur le Giro.

Une très grave chute sur le Tour d’Occitanie 2022

Valgren s’est i mposé sur la 17e étape hier, son plus grand succès après l’Amstel Gold Race et le Nieuwsblad décrochés il y a huit ans. « Il manquait ça à mon CV, a fini par expliquer le Danois après de longues minutes à récupérer, pleurer et profiter de ce moment, affalé contre une barrière sous les crépitements des photographes. Je crois que je la mérite. Ma carrière a été plutôt bonne mais j’avais besoin de cette victoire sur un grand Tour. »

Tellement plus malin que ses compagnons d’échappée dans le final vers Andalo, Valgren a montré qu’il n’était pas fini – ce qu’il avait déjà prouvé en mars en remportant une étape de Tirreno-Adriatico au terme d’un grand numéro après s’être débarrassé de Julian Alaphilippe – et que ses blessures à répétition étaient de mauvais mais lointains souvenirs.

En 2022, il avait été victime d’une très grave chute au Tour d’Occitanie, le laissant meurtri (fracture du bassin, luxation d’une hanche, déchirure d’un ligament croisé et du ménisque d’un genou).

Bon coureur de classiques, mais doté d’un sprint assez moyen par rapport à ses compagnons d’échappée, Valgren a attaqué au meilleur des moments, à 1,1 km de la ligne, quand les autres coureurs étaient cuits et se regardaient un peu trop. « J’étais complètement à la limite, soupirait Valgren, qui a obtenu quatre de ses dix succès en Italie. Je n’avais plus mangé depuis un long moment parce que les voitures étaient très loin derrière nous et j’avais très peur de faire une fringale. Heureusement que la ligne d’arrivée n’était pas 500 mètres plus loin… »

Ce Giro a presque des petits airs de Tour du Danemark, dans le sillage des quatre victoires de Jonas Vingegaard et de celle de Valgren. « Je suis extrêmement heureux pour Michael. C’est un très bon gars, a salué le maillot rose. Après toute la malchance qu’il a eue dans sa carrière, c’est vraiment spécial pour lui de gagner sur un grand Tour. » En fin de contrat chez EF Education-EasyPost, Valgren pourrait prolonger l’aventure d’une année supplémentaire et Netcompany Ineos a également entamé des discussions. Pas forcément à la faveur de cette victoire hier, mais c’est désormais un argument supplémentaire pour convaincre des dirigeants d’équipes. La Poké Ball du fiston Valgren n’a peut-être pas fini d’user de ses pouvoirs.

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Narvaez repasse devant Magnier

28 May 2026 - L'Équipe
Th. P., à Andalo

Jhonatan Narvaez n’aurait pas dit non à un quatrième succès sur ce Giro, au bout d’une étape taillée pour ses qualités, mais l’Équatorien d’UAE Emirates-XRG a laissé filer le bon coup dans le final. Mais il n’a pas tout perdu hier : à la faveur des 12 points glanés au sprint intermédiaire de Roncone (km 143,8), Narvaez, qui en a également pris 2 à l’arrivée (9e), a repris le maillot cyclamen à Paul Magnier. Le Français de Soudal Quick-Step compte 12 points de retard (157 contre 145) sur Narvaez, et cet écart devrait sûrement grimper encore aujourd’hui à la faveur d’une étape pour baroudeurs…

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Boucles de la Mayenne

Kooij reprend enfin

Sept mois après, Olav Kooij va enfin épingler un dossard, et ce ne sera pas sur son maillot jaune de Visma-Lease a bike. Le Néerlandais (24 ans) va faire ses débuts avec sa nouvelle équipe, Decathlon-CMA CGM, dont il était la recrue-star avec Tiesj Benoot, également à l’écurie depuis le début de l’année en raison d’une hernie et dont le retour est espéré en juin, sur le Tour de Suisse (17-21 juin). Pour le sprinteur, le tunnel dû à un virus se termine aujourd’hui, avec les Boucles de la Mayenne (en direct sur Eurosport disponible sur L’Équipe), où son objectif sera clair : « Gagner » , prévient Mark Renshaw, l’un de ses directeurs sportifs cette semaine. « Il est en très bonne forme», assure l’Australien, arrivé cet hiver au sein de la formation française. Après le prologue aujourd’hui, trois opportunités seront offertes aux sprinteurs. Qui sont nombreux. Avec Matthew Brennan, Juan Sebastian Molano, Mads Pedersen, Brady Gilmore ou Alberto Dainese face à lui, Kooij aura fort à faire. Il pourra compter sur Cees Bol et Robbe Ghys, recrutés pour constituer son train. Et sur sa soif de succès.

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