Les coulisses de la mise au repos d’ousmane Dembélé au Paris SG
Peu en vue lors du premier match de la saison de Ligue 1 contre Rennes,
Ousmane Dembélé avait été sorti à la mi-temps par Luis Enrique.
Luis Enrique est coutumier du fait : il n’hésite jamais à donner du repos à ses joueurs, c’est primordial à ses yeux. Les préparations « à l’ancienne », c’est passé de mode à ses yeux. Le physique se travaille au quotidien, en ménageant les organismes lorsque c’est nécessaire
27 Aug 2026 - Le Figaro
Christophe Remise avec Baptiste Deprez
Le calme plat, ça ne dure jamais très longtemps, à Paris… La preuve. Dimanche soir, à Rennes (2-2), après un premier acte raté, Luis Enrique avait tapé du poing sur la table en sortant deux de ses plus brillantes étoiles à la mi-temps, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia. Pas de blessure. Choix fort. Décision marquante. Mais on est habitué à ce genre de chose dans l’écosystème parisien. «Lucho», c’est le patron. Le seul, l’unique.
Pas de quoi s’emballer, ni en faire une histoire, donc. Du temps de Kylian Mbappé, Neymar ou Lionel Messi, psychodrame assuré. Le téléphone de Nasser al-khelaïfi aurait sans doute sonné et les oreilles de l’entraîneur auraient sifflé. Au Paris Saint-germain de Luis Enrique, pas de souci. Sauf que le club francilien publiait ce communiqué mardi, au cours de la soirée : « En accord avec l’entraîneur et la direction sportive, Ousmane Dembélé bénéficiera d’une période de repos ces prochains jours. Il reprendra l’entraînement lundi avec l’ensemble du groupe.» Surprise. Stupeur.
Et si, cette fois, Luis Enrique avait été trop loin ? Et si le ton était monté entre «Dembouz» - qui négocie actuellement pour prolonger un contrat qui ne court que jusqu’en 2028 - et son volcanique entraîneur? Et s’il s’agissait d’une sanction déguisée envers le Ballon d’or 2025, comme lorsque l’ancien coach du Barça l’avait écarté pour un match de « Champions’ » à Arsenal ?
Des hypothèses qu’il était naturel d’avoir en tête. Sauf qu’elles sont, a priori, loin de la réalité. La polémique qui fait pschitt ? Dès la publication du communiqué, le club soutenait sa version officielle, assurant qu’il n’y avait rien de plus, rien de croustillant à tirer de cette histoire… qui n’en est en fait pas une. Luis Enrique est coutumier du fait : il n’hésite jamais à donner du repos à ses joueurs, c’est primordial à ses yeux. Les préparations « à l’ancienne », c’est passé de mode à ses yeux. Le physique se travaille au quotidien, en ménageant les organismes lorsque c’est nécessaire. D’autant plus que Dembélé est le joueur parisien qui a disputé le plus de minutes à la Coupe du monde 2026 sous les couleurs des Bleus (597 sur 8 matchs).
Bref, à Paris, on martèle sur tous les tons que le joueur et son coach sont en parfaite adéquation. Son de cloche identique dans l’entourage de l’international tricolore (67 sélections, 13 buts) de 29 ans, qui a connu une saison 2025-2026 marquée par les blessures. « Ils ont échangé cette semaine, une conversation tout à fait naturelle entre un joueur et le staff technique, et tout s’est déroulé de manière parfaitement normale », jure-t-on auprès du Figaro.
Après avoir évalué la manière dont les choses s’étaient déroulées au cours des dernières semaines, les parties concernées sont arrivées à la conclusion qu’une semaine de repos serait bénéfique au natif de Vernon (Eure) afin qu’il « récupère correctement » et pour « ne pas trop tirer sur la corde », glisse-t-on. Selon nos informations, c’est bien Luis Enrique qui a émis l’idée en premier.
Rappelons que la plupart des mondialistes parisiens ont eu droit à quatre semaines de repos, tandis que les demifinalistes français et le champion du monde Fabian Ruiz n’en ont eu que trois. Chacun avait à coeur d’être disponible pour la Supercoupe d’europe, remportée face à Aston Villa (2-1), et le Trophée des champions, perdu à Lens (0-1), Dembélé en tête, lui qui a fourni «un effort physique supplémentaire» afin d’être à Salzbourg. Peut-être qu’il a « un peu trop poussé sa préparation physique », souffle une source.
Une chose est sûre : le Ballon d’or 2025 n’est pas apparu sous son meilleur jour depuis la reprise. Et encore moins à Rennes. C’est pour cela que sa sortie n’a pas choqué grand monde. Au Paris-sg de Luis Enrique, pas de cadeau.
Mais en apprenant cette mise au repos, il était logique de se questionner. D’autant que «Lucho» avait ainsi justifié les sorties de Dembélé et de « Kvara » dimanche : « C’est le football, le football est comme ça. Le PSG n’a rien gagné. Si tu penses à ce que tu as gagné, tu ne vas rien gagner. Pour moi, le plus important, c’est qu’il n’y a pas de crédit. Tu dois montrer chaque jour, chaque entraînement, chaque match que tu es prêt. Sinon, c’est facile de se reposer, d’être tranquille… Non. Je ne suis pas comme ça. On cherche à gagner tout le temps. Et pour cela, tu dois sortir de ta zone de confort. C’est clair ? » Très clair.
Le message était fort mais ce n’est pas pour autant qu’il faut y voir un loup, donc. Au club, on assure que tout cela s’inscrit dans la méthode de Luis Enrique, son management, sa gestion du groupe. Le coach espagnol pourrait d’ailleurs opérer de la même façon avec d’autres éléments à l’avenir. Des décisions seront prises en fonction des besoins et du ressenti des joueurs.
« Il n’y a rien de plus à cela, simplement une décision prise d’un commun accord, avec pour objectif de gérer au mieux la condition physique d’ousmane dès le début », résume-t-on dans l’entourage de Dembélé. Circulez, il n’y a rien à voir. Ni à raconter. Juste un nonévénement avant le match à Lille vendredi (20h45), lors de la deuxième journée de Ligue 1. Sans « Dembouz ».
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