LUIS ENRIQUE L’an IV


Luis Enrique a toujours faim

L’entraîneur du Paris-Saint-Germain se plonge dans sa quatrième saison parisienne avec la même soif de gagner et la même exigence qu’au premier jour envers un groupe qu’il estime toujours perfectible.

12 Aug 2026 - L'Équipe
LOÏC TANZI

SALZBOURG (AUTRICHE) – Les saisons passent, les records tombent, l’histoire du Paris-Saint-Germain s’enrichit à ses côtés, mais lui ne change pas. Luis Enrique, à l’aube de sa quatrième saison (174 matches entraînés à Paris depuis 2023, plus haut total devant les 173 de Laurent Blanc entre 2013 et 2016), montre toujours la même envie et la même soif de soulever des trophées.

L’Espagnol a l’occasion d’en gagner un dès ce soir face à Aston Villa en Autriche pour la Supercoupe d’Europe, premier match officiel de la saison, avant un deuxième dimanche à Lens pour le compte du Trophée des champions. Comme la saison dernière, son groupe n’est pas prêt physiquement, à part les rares non-mondialistes, mais peu importe, le discours prononcé devant les siens est toujours le même : en jouant à Paris, il faut avoir l’ambition de tout remporter. Ilfaut oublier tout ce qui a été fait par le passé et tenter de ne se concentrer que sur ce qu’il y a àfaire pour le futur.

« Je me suis reposé tout l’été presque, on est frais de nouveau, content d’être de retour, estimait-il hier depuis Salzbourg. On commence par une finale, ça veut dire qu’on a fait le boulot l’année dernière. C’est important et on va chercher à être performants. » « Il est frais comme Kvara » , rigolait Marquinhos hier en conférence de presse en évoquant son entraîneur. Avant d’en dire un peu plus sur son état d’esprit: « Il sait passer les messages aux joueurs, dès le premier jour. Son message a été très ambitieux, mais aussi très clair. Il explique très bien à chacun son rôle pour la saison. Il est conscient que notre équipe ne sera pas la meilleure en début de saison, mais il demande de faire de son mieux pour progresser. On n’a pas le temps, mais il faut faire de son mieux. Il y a un titre à jouer. C’est uncoach qui ne laisse personne baisser les bras, ni rester tranquille parce qu’on a gagné. Les titres restent dans le passé, et notre histoire, c’est de continuer à gagner. C’est le message très clair pour nous cette saison. Continuer à aller chercher des titres, c’est la mentalité du PSG. »

Luis Enrique n’a pas été le plus facile à pister cet été, toujours aussi discret sur sa vie privée, mais son programme n’a pas été bien différent de ses habitudes. Des vacances en famille et avec quelques amis proches, du soleil, du vélo, du vin rouge et la préparation de la nouvelle saison en lien avec Nasser al-Khelaïfi et Luis Campos sur le mercato.

Toujours la même méthode avec ses hommes

Comme il le fait à chaque fois, Luis Enrique a pris le temps d’appeler les joueurs ciblés, de leur exposer son projet et de s’assurer de leur volonté de rejoindre le Paris-Saint-Germain, alors que Luis Campos se charge de rencontrer physiquement les cibles.

Toujours sans rien promettre, toujours en expliquant que si le joueur donnait le meilleur de luimême sur et en dehors du terrain, il serait récompensé avec du temps de jeu. « Je n’ai pas le temps pour autre chose, confiait-il hier en réponse à une question sur les problèmes internes à la FIFA actuellement. Je suis concentré sur mon équipe, le mercato et mes joueurs. »

Ses premiers éléments ont repris l’ entraînement le 25 juillet. Son staff et lui sont revenus plus tôt pour programmer les entraînements jusqu’aux premières journées de Championnat, en essayant de résoudre la problématique d’une préparation encore très courte pour la majorité des joueurs dans un calendrier chargé. « Une situation surréaliste » , disait-il hier. Ses pieds nus ont continué de marcher sur les pelouses impeccables du Campus, sa casquette du club toujours sur la tête, rien n’a changé. Les séances préliminaires ont été légères pour ses hommes : des mises en route, des exercices techniques, de la conservation et quelques duels en un-contre-un ou deux contre deux, mais très peu de physique, pas les habitudes de la maison.

L’homme fort parisien a aussi adopté toujours la même méthode avec ses hommes. De la froideur et de la distance par moments, de l’humour et de la câlinothérapie dans d’autres. Sans chercher à trop en faire, ni à trop expliquer ses choix, même pendant la préparation, à part pour les plus jeunes pour lesquels il a toujours le bon mot pendant les séances. « Je suis très chanceux, car j’ai une superbe équipe avec des joueurs toujours motivés, expliquait-il en conférence de presse. Ils n’ont pas besoin de plus de motivation, ils vivent pour ce qu’ils font. Ils essayent d’être meilleurs chaque jour. Je suis très chanceux et c’est l’une des clés. »

La saison dernière, avant de débuter la saison face à Tottenham dans cette même Coupe d’Europe (2-2, 4-3 aux t.a.b.), Luis Enrique avait évoqué le besoin dechanger pour continuer à gagner. Pour l’instant, l’Espagnol a plutôt choisi de conserver la même exigence pour faire avancer les siens.

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7 000 supporters parisiens à Salzbourg

12 Aug 2026 - L'Équipe
L. T.

Ils étaient 6 000 l'année dernière à Udine (Italie) pour la première Supercoupe d'Europe de l'histoire du Paris Saint-Germain, remportée face à Tottenham (2-2 a.p., 4-3 aux t.a.b.). Ils seront 7 000 aujourd’hui contre Aston Villa. Paris a vendu, depuis juin, toutes les places allouées par l'UEFA pour l'occasion. Il devrait y avoir un peu moins de 500 membres du Collectif Ultras Paris dans ce quota global.

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Accord Parme-PSG pour Suzuki, qui va être prêté à la Juve

12 Aug 2026 - L'Équipe
L. T.

Hier, Paris a trouvé un accord avec Parme pour Zion Suzuki (23 ans) autour d’un transfert estimé à 35 M€, bonus inclus. Le gardien va signer un contrat de cinq ans avec le club parisien. Mais il ne jouera pas au Parc des Princes cette saison. L’international japonais (28 sélections), né aux États-Unis, va être prêté à la Juventus Turin, 6e de Serie A la saison passée et qualifiée pour la Ligue Europa. Les deux clubs sont tombés d’accord pour un prêt jusqu’à la fin de l’exercice 2026/2027, sans option d’achat. De sources italiennes, il ne reste que des « détails » dans la finalisation des deux opérations pour que tout soit rendu officiel.

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Le PSG avec ses mondialistes


De nouveau sur le toit de l’Europe le 30 mai dernier contre Arsenal à Budapest (1-1, 4-3 aux t.a.b.), lePSG est descendu hier midi au pied des Alpes autrichiennes pour véritablement lancer la saison 2026-2027, avec presque les mêmes joueurs, ce soir, contre Aston Villa pour la Supercoupe d’Europe.

Comme pressenti, Luis Enrique a convoqué les derniers internationaux de retour de congés post-Coupe du monde, ceux qui ont repris officiellement lundi, à savoir les Français Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Warren Zaïre-Emery, Bradley Barcola et les recrues Lucas Digne et Maghnes Akliouche, mais aussi le champion du monde Fabian Ruiz, ainsi qu’Achraf Hakimi. Si leurs batteries ne sont pas encore bien chargées, ils sont donc disponibles pour démarrer ou entrer en jeu. Luis Enrique l’a souligné, et avant le Trophée des champions dimanche à Lens, il va lui falloir finement gérer les temps de jeu sur la pelouse du RB Salzbourg, où les Parisiens se sont entraînés hier en fin de journée, sous 30 degrés et sous les yeux du président Nasser al-Khelaïfi et du conseiller sportif Luis Campos.

Ils se sont activés lors d’un toro géant avec trois joueurs au milieu, ont poursuivi par un exercice de conservation à trois équipes et fini par des centres et des frappes. S’il est évident qu’il démarrera avec Matveï Safonov dans le but et Khvitcha Kvaratskhelia sur un côté, le coach espagnol pourrait ensuite jongler entre ses cadres, des éléments en vue durant la préparation comme Mayulu et d’autres qui n’ont pas été utilisés à plein temps durant la Coupe du monde, comme Zaïre-Emery et Akliouche.

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Unai Emery, l’entraîneur d’Aston Villa.

Emery les a conquis

Grâce aux résultats bluffants qu’il a obtenus depuis son arrivée à Villa en 2022, malgré des moyens relativement limités, le coach espagnol est vénéré par la majorité des fans du club.

«Les fans ont surtout compris qu’Unai constitue 
aujourd’hui le principal atout du club»
   - JACOB TANSWELL, QUI COUVRE 
     ASTON VILLA POUR THE ATHLETIC

12 Aug 2026 - L'Équipe
PIERRE-ÉTIENNE MINONZIO

C’est l’un des chants le plus souvent entonné par les supporters d’Aston Villa en 2026, et nul doute qu’il devrait résonner ce mercredi soir à la Red Bull Arena. Sur l’air du tube de Simon et Garfunkel Mrs. Robinson, les fans clament en boucle : « À toi, Unai Emery, Villa t’aime plus que tu ne le sauras jamais ». Cette ritournelle témoigne de l’admiration sans borne que vouent la majorité des inconditionnels du club de Birmingham à ce technicien de 54 ans, qui depuis son arrivée en octobre 2022 sur le banc des Villans, alors que ceux-ci luttaient pour ne pas descendre, est parvenu à les qualifier deux fois pour la Ligue des champions mais aussi à les faire remporter la Ligue Europa, le20 mai (3-0 face à Fribourg).

« Le plus dingue, c’est qu’Unai a replacé Villa au sommet de l’Europe tout en devant se séparer chaque année de certains de ses meilleurs joueurs, comme Douglas Luiz (en juillet 2024, parti à la Juventus) ou John Duran (en janvier 2025, transféré en Arabie saoudite à Al-Nassr), au point que depuis son arrivée, Villa a récolté plus d’argent sur le marché des transferts (589 M€, selon Transfertmarkt) que le club n’en a dépensé (544 M€), analyse Conan Doherty (37 ans), l’animateur du Villa podcast. Ce qu’a réussi Unai dans un tel contexte est prodigieux ».

De même, l’ancien latéral Kenny Swain (74 ans), vainqueur de la Coupe des clubs champions en 1982 avec Villa, ne tarit pas d’éloges à propos d’Emery : « Ilme fascine par sa capacité de rebond, car avec lui les mauvais résultats ne durent pas plus de trois ou quatre matches d’affilée, mais aussi par la manière dont il implique tout son effectif tout au long de sa saison : c’est la marque des plus grands entraîneurs ». Colin Abbott (62 ans), l’auteur de l’ouvrage Unai’s Army – Over Land And Sea With Aston Villa, publié l’an dernier, va même jusqu’à désigner l’ancien coach du PSG comme le meilleur manager de l’histoire des Villans : « Je fréquente Villa Park depuis 1972 et je n’ai pas vu mieux. Au-delà de ses résultats, il est parvenu à créer un vrai lien avec le public, dont il ne cesse de rappeler l’importance lors de ses prises de paroles ». Jacob Tanswell, qui couvre le club pour

The Athletic, se montre plus pragmatique : « Les fans ont surtout compris qu’Unai constitue aujourd’hui le principal atout du club : sans lui, l’équipe, qui a terminé 4e de Premier League en mai, évoluerait sans doute en milieu de tableau ». Pour autant, si la cote de popularité de l’Espagnol est donc aujourd’hui au plus haut à Villa Park, son équipe y a parfois été sifflée (pas plus tard que le 3 mai, à l’issue d’une défaite 1-2 face aux Spurs), tandis que Emery luimême a souvent été critiqué, ces derniers mois, par des supporters, sur les réseaux sociaux, en raison du style de jeu parfois attentiste qu’il promeut.

« Oui, c’est vrai, certains voudraient que l’équipe se projette plus vers l’avant et d’autres s’emportent à la moindre défaite à domicile, concède Doherty. Mais la vérité c’est qu’Unai est victime de son propre succès : les attentes qui l’entourent ne cessent d’augmenter au fil de ses réussites avec Villa ». Le phénomène ne ferait que s’amplifier en cas victoire, ce soir, face aux doubles champions d’Europe en titre.

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