Quand Platini passait aux Verts


Le 2 juin 1981, Saint-Étienne remportait le dixième Championnat de France de son histoire 
grâce à un doublé de Michel Platini face à Bordeaux (2-1) lors de la 38e et dernière journée.

En 1979, la question du transfert du joyau de l’AS Nancy-Lorraine et des Bleus affole le continent depuis près de trois ans. Saint-Étienne décrochera le gros lot.

“À Orly, les fonctionnaires de la douane m’ont fait comprendre que notre intérêt pour le héros national était inacceptable. Ils étaient tous prêts à m’accuser de séquestration de personne D'IRIG'EANT SANDRO MAZZOLA, DE L’INTER MILAN

3 Aug 2026 - L'Équipe
PASCAL GLO

Une semaine avant un Italie-France à Naples (2-2) qui fera la légende de Michel Platini, son père Aldo aborde Claude Cuny, président de l’AS Nancy-Lorraine, au centre d’entraînement, dans la forêt de Haye. Ce 1er février 1978, il est venu lui dire qu’il ne prolongerait pas le contrat qui les lie jusqu’en août1979. « Aldo était pâle comme une vesse, un champignon blanc, se souvenait le dirigeant, en 2018. Il me dit: “Président, je suis très ennuyé… On ne signe plus… On a été sollicités, je ne vous dis même pas les conditions… C’est faramineux, vous ne pouvez pas vous aligner.” Là, je suis tombé de l’armoire. J’avais un accord avec Michel, le contrat était prêt et je dormais sur mes deux oreilles… »

« Je resterai probablement à Nancy. L’argent, ce n’est pas tout. Du moment que j’ai un bifteck dans mon assiette, je suis content. »

À cette époque, la cote de Michel Platini flirte avec l’irrationnel. International depuis mars1976, troisième du Ballon d’Or 1977, il évolue dans un autre monde. À 22 ans, il signe ses premiers contrats publicitaires, dont le fameux « Fruité, c’est plus musclé » en 1978. Pas de quoi faire fortune: le président Cuny verrouille tout, prône l’intéressement collectif et Fruité devient sponsor maillot du club. La presse raffole du prodige lorrain. Le 21décembre 1977, son mariage fait la une de L’Équipe : « La France entière se marie. » Aussi, si sa joie de vivre et sa simplicité irradient toujours les vestiaires de l’ASNL, le stratège nancéien apparaît beaucoup trop grand pour le « petit » club lorrain.

La tentation italienne

Dès octobre1976, la presse italienne évoquait son départ pour la Juventus. Platini déclarait alors : « Je ne me vois pas trop jouer dans une autre équipe française. »

France Football « L’émissaire d’un grand club milanais, l’Inter, prendra contact très bientôt avec Platini et Nancy. » Promesse tenue : le 18 janvier 1978, Sandro Mazzola, dirigeant interiste, assiste à Nice-Nancy (3-7) et au quadruplé de « Platoche » face au leader. Le 31, il débarque avec le directeur sportif, Giancarlo Beltrami, à Joeuf, chez les Platini, avec un précontrat de trois ans. Les Italiens tablent sur une réouverture des frontières de la Serie A aux étrangers dès l’été1978, voire 1979, et Platini signe.

« Dans sa naïveté, Michel a pu être manipulé, lâche alors Cuny. Je suis terriblement déçu. » Son buteur, qui ne révèle pas sa destination, réplique : « J’ai la curieuse impression d’avoir commis un crime. Je veux jouer dans un grand club dont je rêve. J’ai un petit faible pour le football italien, parce que mes grands-parents sont italiens. »

Le sélectionneur des Bleus, Michel Hidalgo, qui risque de ne pas pouvoir l’aligner pour les matches amicaux, élève le débat: « Son futur départ est un coup dur, mais Platini, c’est comme le Concorde. Quand on possède un phénomène, on lui permet de voler à l’étranger! »

Début février 1978, la une de L’Équipe met le feu: « Divorce à l’italienne » . Le meneur de jeu a déjà été convoité par Valence, le Real Madrid, le FC Barcelone, le Cosmos New York, le Bayern Munich, Sarrebruck, Naples ou la Juventus Turin. Mais

l’Inter prend tout le monde de vitesse. Furieux, le président Cuny divise son salaire – pas mirobolant – par deux pour les dix-sept derniers mois de son contrat. Platini gagne ainsi huit fois moins que le Nantais Henri Michel, son coéquipier chez les Bleus. « Platini, hélas, est devenu trop grand pour Nancy » , analyse France Football, qui l’encourage à rester en France, misant sur « son désir de continuer à servir le football français » .

Le 8 février, après son festival face à l’Italie et ses deux coups francs inscrits à dix-huit minutes d’intervalle au grand Dino Zoff (le premier refusé par l’arbitre), la presse transalpine s’affole. « Platini bientôt à l’Inter » , clame la Gazzetta dello sport. « Dites à Mazzola qu’il peut être rassuré et qu’il patiente » , répond le Français. En avril, au Parc des Princes, Mazzola fait la moue lorsqu’il marque avec les Bleus face au Brésil (1-0) : « On va en-core moins accepter de nous le céder ! À Orly, les fonctionnaires de la douane m’ont fait comprendre que notre intérêt pour le héros national était inacceptable. Ils étaient tous prêts à m’accuser de séquestration de personne. »

La France ne veut pas le voir partir

Après l’élimination des Bleus au premier tour du Mondial, le manager de l’Inter, Giancarlo Beltrami, savoure : « C’est bien que Michel ne soit pas devenu la supervedette mondiale. Il sera à nous à l’ouverture des frontières. » La Juventus, l’Inter et l’AC Milan étant les seuls clubs à y être favorables, celle-ci ne sera effective qu’à l’été1980. De quoi réveiller d’autres ardeurs : le favori Saint-Étienne, sur le coup depuis un an ; Nantes – et son puissant sponsor Jean-Luc Lagardère, via Europe 1– où Henri Michel ne le verrait pas arriver d’un bon oeil ; Bordeaux, Manchester City, Nottingham For est… L’OM aussi, pour lequel l’ impresario Bernard Genestar, flanqué de Marius Trésor, capitaine marseillais, vient négocier avec le joueur mi-mai 1979… en vain, avant de devenir très vite son homme d’affaires. À un mois de la fin de la saison, le magazine France Foot 2 annonce en une un référendum avec un Platini en maillot vert : « Les Français veulent Platini en vert. 94,07 % des lecteurs refusent son départ pour l’étranger. Vous estimez que Platini, “bien national”, ne devrait pas s’expatrier. »

« L’Allemagne tient la corde » , assure France Football à trois jours de l’épilogue du Championnat, alors que Platini vient d’être relancé par le Bayern Munich et Mönchengladbach. Mais ce 29mai, à Velaine-en-Haye (Meurthe-et-Moselle), où les Platini viennent de faire construire leur maison, le président stéphanois Roger Rocher se déplace avec son recruteur Pierre Garonnaire, pour finaliser l’affaire… ou presque. Le lendemain, pour ce qu’il appelle « un dernier tour de table » (1), Platini accepte de recevoir le patron du PSG Francis Borelli, qui sort l’artillerie lourde financièrement mais veut obtenir son droit à l’image. Finalement, les Verts remportent la mise avec un argument massue, c’est le premier effet Genestar: contrairement à Dominique Rocheteau, le club accorde à Platini le droit de négocier personnellement ses contrats publicitail’image de Garonnaire, les Stéphanois, qui tournaient alors définitivement le dos à leur politique de jeunes en engageant, cet été-là, la star hollandaise Johnny Rep, avaient pourtant failli se décourager. En 1998 (2), il avait raconté comment, ayant multiplié les voyages en Lorraine, Anna Platini, la mère du joueur, l’avait pris en pitié : « Monsieur Garonnaire, pourquoi vous continuez à venir ici? Vous voyez bien que Michel vous fait courir pour rien… » « Garo » s’était alors fait une raison… Deux mois plus tard, il recevait un appel : « Alors, vous ne m’appelez plus ? Ma décision est prise, je viens à SaintÉtienne. » Et le 1er juin, après un dernier doublé à Marcel-Picot, contre Lille (3-1), le buteur annonçait son départ à la sortie des vestiaires.


(1) Ma vie comme un match. Patrick Mahé. Robert Laffont, 1987.

(2) Platini, le roman d’un joueur. JeanPhilippe Leclaire. Flammarion, 1998.

***

En 1990, Saint-Étienne passe à la caisse

3 Aug 2026 - L'Équipe

Dans sa négociation avec Saint-Étienne, Michel Platini a demandé un million de francs net par an. Comme aux autres. Avec le président Roger Rocher, ils se sont mis d’accord pour le règlement de ses impôts : « Je payais à peu près 50 % de mes revenus au fisc. Tous les mois, je recevrais une enveloppe contenant à peu près les impôts à payer. Cette somme serait versée en liquide. Je n’ai pas posé davantage de questions. Je pensais que cet argent était sans histoire. » En 1982, éclate l’affaire de la « caisse noire », une histoire de fonds secrets, détournés à partir de 1976, qui ont notamment servi à payer les joueurs en dessous-de-table. Le 29 juin 1990, Roger Rocher est condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont trente mois avec sursis. Michel Platini et dix anciens coéquipiers, dont Dominique Rocheteau ne fait pas partie, écopent de quatre mois d’emprisonnement avec sursis, avant de voir leur condamnation amnistiée, et d’une amende équivalente à un mois de salaire.

***

Il 2 giugno 1981, il Saint-Étienne vinse il decimo campionato di Francia della sua storia 
grazie alla doppietta di Michel Platini contro il Bordeaux (2-1) nella 38ª e ultima giornata.

Quando Platini passò ai Verts

Nel 1979, la questione del trasferimento del fuoriclasse del Nancy-Lorraine e dei Bleus teneva con il fiato sospeso il continente da quasi tre anni. Il Saint-Étienne si aggiudicò il colpo grosso.

«All’aeroporto di Orly, i funzionari doganali mi fecero capire 
che il nostro interesse per il loro idolo nazionale era inaccettabile. 
Erano tutti pronti ad accusarmi di sequestro di persona» 
   - SANDRO MAZZOLA, DIRIGENTE DELL’INTER

3 agosto 2026 - L'Équipe
PASCAL GLO

Una settimana prima della partita Italia-Francia a Napoli (2-2) che avrebbe reso leggendario Michel Platini, suo padre Aldo si recò da Claude Cuny, presidente del Nancy-Lorraine, al centro di allenamento, nella foresta di Haye. Quel 1° febbraio 1978, era venuto a dirgli che il figlio non avrebbe rinnovato il contratto che li legava fino ad agosto 1979. «Aldo era pallido come un fungo bianco», ricordava il dirigente nel 2018. «Mi disse: "Presidente, sono molto preoccupato… Non firmeremo più… Abbiamo ricevuto delle offerte, neanche le dico condizioni… Sono da capogiro, non potete competere". A quel punto sono rimasto di stucco. Avevo un accordo con Michel, il contratto era pronto e dormivo sonni tranquilli…»

«Probabilmente resterò al Nancy. I soldi non sono tutto. 
Finché ho una bistecca nel piatto, sono contento.»

In quel periodo, la popolarità di Michel Platini rasenta l’irrazionale. Nazionale dal marzo 1976, terzo classificato al Pallone d’Oro del 1977, vive in un altro mondo. A 22 anni firma i suoi primi contratti pubblicitari, tra cui il famoso «Fruité, c’est plus musclé» del 1978. Niente però che gli permetta di fare fortuna: il presidente Cuny tiene tutto sotto controllo, promuove la partecipazione collettiva agli utili e Fruité diventa sponsor della maglia della squadra. La stampa va pazza per il prodigio della Lorena. Il 21 dicembre 1977, il suo matrimonio fa da prima pagina su L’Équipe: «Tutta la Francia si sposa». Tuttavia, sebbene la sua gioia di vivere e la sua semplicità continuino a illuminare gli spogliatoi dell’ASNL, il fuoriclasse del Nancy appare ormai troppo grande per il «piccolo» club lorenese.

La tentazione italiana

Già nell’ottobre 1976, la stampa italiana parlava del suo trasferimento alla Juventus. Platini dichiarò allora: «Non mi vedo a giocare in un’altra squadra francese. »

France Football: «L’emissario di un grande club milanese, l’Inter, prenderà contatto molto presto con Platini e il Nancy». Promessa mantenuta: il 18 gennaio 1978, Sandro Mazzola, dirigente interista, assiste alla partita Nizza-Nancy (3-7) e alla quaterna di «Platoche» contro la capolista. Il 31 arriva insieme al direttore sportivo, Giancarlo Beltrami, a Joeuf, a casa dei Platini, con un precontratto triennale. Gli italiani contano su una riapertura delle frontiere della Serie A agli stranieri già nell’estate del 1978, o addirittura nel 1979, e Platini firma.

«Nella sua ingenuità, Michel potrebbe essere stato manipolato», dichiara allora Cuny. «Sono terribilmente deluso». Il suo attaccante, che non rivela la sua futura destinazione, ribatte: «Ho la strana impressione di aver commesso un crimine. Voglio giocare in un grande club, è il mio sogno. Ho un debole per il calcio italiano, perché i miei nonni sono italiani. »

Il commissario tecnico dei Bleus, Michel Hidalgo, che rischia di non poterlo schierare nelle partite amichevoli, alza il tono del dibattito: «La sua futura partenza è un duro colpo, ma Platini è come il Concorde. Quando si possiede un fenomeno, gli si permette di volare all’estero!».

All’inizio di febbraio del 1978, la prima pagina di L’Équipe fa scalpore: «Divorzio all’italiana». Il regista è già stato corteggiato da Valencia, Real Madrid, Barcellona, New York Cosmos, Bayern Monaco, Saarbrücken, Napoli e Juventus. Ma l’Inter batte tutti sul tempo. Furioso, il presidente Cuny gli dimezza lo stipendio – già non proprio da capogiro – per gli ultimi diciassette mesi del contratto. Platini guadagna così otto volte meno di Henri Michel del Nancy, suo compagno di squadra nei Bleus. «Platini, purtroppo, è diventato troppo grande per il Nancy», analizza France Football, che lo incoraggia a rimanere però in Francia, puntando sul «suo desiderio di continuare a servire il calcio francese».

L’8 febbraio, dopo la sua straordinaria prestazione contro l’Italia e i due calci di punizione segnati a diciotto minuti di distanza l’uno dall’altro contro il grande Dino Zoff (il primo annullato dall’arbitro), la stampa transalpina va in delirio. «Platini presto all’Inter», titola la Gazzetta dello Sport. «Dite a Mazzola che può stare tranquillo e che deve pazientare», risponde il francese. Ad aprile, al Parc des Princes, Mazzola fa il broncio quando segna con i Bleus contro il Brasile (1-0): «Non accetteremo ancora meno di cederlo! A Orly, i funzionari doganali mi hanno fatto capire che il nostro interesse per il loro idolo nazionale era inaccettabile. Erano tutti pronti ad accusarmi di sequestro di persona».

La Francia non vuole che se ne vada

Dopo l’eliminazione dei Bleus al primo turno dei Mondiali, il manager dell’Inter, Giancarlo Beltrami, gongola: «È un bene che Michel non sia diventato una superstar mondiale. Sarà nostro quando si apriranno le frontiere». Poiché la Juventus, l’Inter e il Milan sono gli unici club favorevoli, l’apertura delle frontiere non entrerà in vigore che nell’estate del 1980. C’è di che risvegliare altri entusiasmi: il favorito Saint-Étienne, in lizza da un anno; il Nantes – con il suo potente sponsor Jean-Luc Lagardère, tramite Europe 1 – dove Henri Michel non lo vedrebbe di buon occhio; il Bordeaux, il Manchester City, il Nottingham Forest… E anche l’OM, per il quale l’impresario Bernard Genestar (poi storico agente e braccio destro degli affari di Michel Platini, ndr), affiancato da Marius Trésor, capitano del Marsiglia, viene a negoziare con il giocatore a metà maggio 1979… invano, prima di diventare ben presto il suo agente. A un mese dalla fine della stagione, la rivista France Foot 2 annuncia in prima pagina un referendum con Platini in maglia verde: «I francesi vogliono Platini in verde. Il 94,07% dei lettori si oppone alla sua partenza all’estero. Ritenete che Platini, “bene nazionale”, non debba espatriare?».

«La Germania è in testa», assicura France Football a tre giorni dalla conclusione del campionato, mentre Platini è appena stato ricontattato dal Bayern Monaco e dal [Borussia] Mönchengladbach. Ma quel 29 maggio, a Velaine-en-Haye (Meurthe-et-Moselle), dove i Platini hanno appena fatto costruire la loro nuova casa, il presidente del Saint-Étienne, Roger Rocher, si reca sul posto con il suo responsabile del reclutamento Pierre Garonnaire, per concludere l’affare… o quasi. Il giorno dopo, per quello che lui definisce «un ultimo giro di trattative» (1), Platini accetta di ricevere il patron del PSG, Francis Borelli, che tira fuori l’artiglieria pesante dal punto di vista finanziario ma vuole ottenere anche i diritti d’immagine. Alla fine, i Verdi hanno avuto la meglio con un argomento schiacciante: è il primo effetto-Genestar. A differenza di Dominique Rocheteau, il club concede a Platini il diritto di negoziare personalmente i propri contratti pubblicitari e di immagine con Garonnaire; il Saint-Étienne, che in quell’estate aveva definitivamente voltato le spalle alla sua politica di puntare sui giovani ingaggiando la stella neerlandese Johnny Rep, aveva tuttavia rischiato di scoraggiarsi. Nel 1998 (2), aveva raccontato come, dopo aver moltiplicato i viaggi in Lorena, Anna Platini, la madre del calciatore, avesse avuto pietà di lui: «Signor Garonnaire, perché continua a venire qui? Vede bene che Michel la fa correre per niente… » "Garo" si era quindi rassegnato… Due mesi dopo, ricevette una telefonata: «Allora, non mi chiama più? La mia decisione è presa, vengo al Saint-Étienne». E il 1° giugno, dopo un’ultima doppietta al Marcel-Picot, contro il Lille (3-1), il bomber annunciò all’uscita dagli spogliatoi la sua partenza.


(1) La mia vita come una partita. Patrick Mahé. Robert Laffont, 1987.

(2) Platini, il romanzo di un calciatore. Jean-Philippe Leclaire. Flammarion, 1998.

***

Nel 1990, il Saint-Étienne mette mano al portafoglio

3 agosto 2026 - L'Équipe

Durante le trattative con il Saint-Étienne, Michel Platini chiese un milione di franchi netti l’anno. Come gli altri. Con il presidente Roger Rocher, si accordarono per il pagamento delle sue imposte: «Pagavo circa il 50% dei miei redditi al fisco. Ogni mese ricevevo una busta contenente all’incirca le imposte da pagare. Questa somma veniva versata in contanti. Non ho fatto altre domande. Pensavo che quei soldi fossero in regola». Nel 1982 scoppiò lo scandalo della «cassa nera», una vicenda di fondi segreti, sottratti a partire dal 1976, che servirono in particolare a pagare sottobanco i giocatori. Il 29 giugno 1990, Roger Rocher viene condannato a quattro anni di reclusione, di cui trenta mesi con sospensione condizionale. Michel Platini e dieci ex compagni di squadra, tra cui non figura Dominique Rocheteau, vengono condannati a quattro mesi di reclusione con sospensione condizionale, prima di ottenere l’amnistia, e a una multa pari a un mese di stipendio.

Commenti

Post popolari in questo blog

'SONO LORO I MIEI CARCERIERI SEI ANNI FA RAPIRONO ANCHE ME'

I 100 cattivi del calcio

Top 8 Argentinians Who Made It to the NBA