Les grandes ambitions de Maxime Vézie sur le Tour de l’Avenir
Photo Nicolas Créach
Maxime Vézie, ici aux côtés de Bernard Hinault sur le Tour de Bretagne,
sera le leader de l’équipe de France sur le Tour de l’Avenir.
20 Aug 2026 - Le Télégramme (Vannes)
Antonin Gizolme
Tour de l'Avenir, de ce jeudi à mercredi
Brillant pour sa première année chez les professionnels, Maxime Vézie (20 ans) s’avance en leader de l’équipe de France sur un Tour de l’Avenir qui s’annonce plus relevé que jamais. Ce qui n’empêche pas le Breton d’avoir des ambitions.
« Le Tour de l'Avenir, ça fait rêver. » Dès ce jeudi, Maxime Vézie va réaliser le rêve de tous les cyclistes U23 en s’alignant au départ de Ouistreham, dans le Calvados, avec le maillot de l’équipe de France sur les épaules. « C’est une course avec un palmarès dingue, on entend parler du gagnant tous les ans ! Ceux qui ont gagné sont quasiment tous devenus des grands champions ensuite. »
Un changement de formule qui « perd de son charme »
Si 18 Français seront engagés au départ de cette 62e édition, seuls six revêtiront la tunique bleu-blancrouge. Car pour la première fois depuis vingt ans, le Tour de l’Avenir s’ouvre aux équipes réserves du World Tour, en plus des sélections nationales. « Ça va changer beaucoup de choses. Les gars des réserves ont l’habitude de courir ensemble, ils ont beaucoup plus de repères que nous. Ça sera différent et il faudra s’adapter. Je trouve que c’est un peu dommage parce que c’est vraiment différent d’avant, souligne Maxime Vézie. Ça perd un peu de son charme. Les meilleurs de chaque pays s’affrontent. Alors que là, ça ouvre les portes à certains qui ne seraient pas sélectionnés dans leur pays. » D’autant que le 3e du Tour de Bretagne ne « connaît pas » ses coéquipiers, avec qui il n’a encore jamais couru, même s’il va retrouver François Trarieux, le sélectionneur de sa dernière cape avec les Bleus en cyclocross, il y a deux ans. « C’est toujours particulier et une fierté de porter ce maillot tricolore. C’est assez rare donc on en profite », savoure le Breton, qui rejoindra Cofidis en 2028.
« Le général est difficilement envisageable »
La mission s’annonce donc compliquée, face à ce qui se fait de mieux chez les U23 : le champion du monde sur route italien Lorenzo Finn (Red Bull-Bora-Hansgrohe Rookies), le Français Aubin Sparfel (Decathlon CMA CGM Dev) ou le Belge Matisse van Kerckhove (Visma-Lease a Bike Dev) notamment.
Vézie, auteur d’un début de saison remarquable pour sa première chez les pros avec trois troisièmes places, sait que « le parcours est difficile, je n’excelle pas en haute montagne. Le plateau est relevé mais je n’ai pas couru contre la plupart des favoris, donc je ne peux pas trop juger ». Et si le contre-la-montre de la 5e étape (11 km à 6,7 %) et la 6e étape (149 km, 4 954 m D +) devraient clairement faire le tri, l’ancien du VCP Loudéac veut nourrir des ambitions. « Le général, je pense que c’est difficilement envisageable, mais j’ai très envie de lever les bras sur une étape ! »
« Les Mondiaux, ça sera dur d’y être »
Autour de lui, l’équipe n’est pas la même que celle de l’an dernier, qui avait couronné Paul Seixas. Leader des Bleus, Vézie n’y voit « pas de pression » de passer derrière le prodige, cinquième du dernier Tour de France et assure que la France courra « au jour le jour, avec la volonté pour tous d’en gagner une ». Sur ce Tour de l’Avenir, le Bretillien sait aussi qu’une semaine réussie pourrait lui ouvrir les portes des Mondiaux U23 au Canada (21 et 25 septembre), comme une performance sur le Grand Prix de Plouay (30 août). « Les Mondiaux, ça sera dur d’y être car il n’y a pas d’équipes réserves. Donc, il y a forcément plus de Français sélectionnables et moins de places. Être sur le Tour de l’Avenir c’est déjà une très grosse sélection, mais j’espère y être ! »
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