LA RÉVOLTE
Mads Pedersen dans l’échappée,
hier, entre Carcassonne et Foix.
Traeen dans le bon train
L’échappée a eu la bénédiction de Tadej Pogačar pour aller se disputer la victoire d’étape hier. Au bout d’une bataille féroce et caniculaire, ce coursier ultime de Mads Pedersen a levé les bras et Torstein Traeen a endossé le maillot jaune.
8 Jul 2026 - L'Équipe
ALEXANDRE ROOS
FOIX – Cette fois, tout le monde a été content. Ceux qui avaient ramé depuis deux jours en fond de cale, à Barcelone et aux Angles, ont enfin eu le droit, hier, à un peu de lumière. Spectateurs démunis et impuissants d’une course qui ne les concernait même plus, tout juste bons à payer de leurs souffrances pour faire le nombre dans le récital de Tadej Pogačar, les combattants fantastiques de l’autre monde ont pu exister entre Carcassonne et Foix et se sont rebellés pour se disputer la victoire d’étape.
Ce début de Tour de France met en lumière les deux univers qui forment le cyclisme actuel, qui coexistent sans parler le même langage, régis par deux mouvements simultanés, celui d’une progression générale et globale mais aussi d’un éloignement. Entre la planète de Pogačar, dont il est le seul habitant, en dehors de quelques visites de Mathieu van der Poel ou, plus rares récemment, de Jonas Vingegaard, et celle des autres, un fossé se creuse et surtout les courses ne se ressemblent plus.
Le Slovène pratique un cyclisme totalitaire, qui assèche l’opposition et les scénarios, il a inventé une manière de procéder qu’il est le seul à pouvoir exécuter, du moins sur la durée, et sur lequel il a bâti son immense carrière. Les champions ordinaires, eux, pratiquent un cyclisme qui, s’il est lui aussi devenu zinzin à sa manière, se rapproche tout de même davantage de l’essence du sport, de ses sources, faites d’incertitudes et de l’acceptation de perdre bien plus souvent que de gagner, une nature que Pogačar a totalement renversée, et surtout de courses plus attractives, où le suspense existe encore.
Qui de plus beau, alors, que Mads Pedersen pour remporter l’étape, hier, et rompre la série du Slovène et des UAE dans ce Tour, incarner une forme de résistance, même à distance ? Le Danois campe d’ailleurs un archétype hybride, entre deux eaux. Pas dans le même bac que Pogačar, dont il subit souvent les punitions et qui entrave sa carrière et appauvrit son palmarès. Mais pas non plus avec le reste de la meute, car on n’est jamais un parmi les autres quand on se promène avec des liserés arc-en-ciel au bout des manches.
Pedersen, guerrier indestructible
Pedersen n’a pas le talent naturel de Pogačar ou van der Poel, mais il n’en est pas moins un des plus grands coursiers actuels, un des plus redoutables, car il compense avec une force mentale rarement vue, une confiance en sa propre étoile qui l’amène à ne jamais baisser les yeux. Un guerrier indestructible, un moine-soldat qui s’inflige une ascèse permanente, une préparation obsessionnelle et qui progresse encore et encore, toujours plus résistant, ce qui lui a permis hier de survivre aux pentes du col de Montségur, raides dans la dernière partie, alors qu’il avait face à lui des grimpeurs.
Il fallait bien tout cela pour remporter la bataille dans ce groupe de 34 coureurs qui avaient eu le feu vert après 16 km de course. Avec une stratégie d’équipe impressionnante, car cette horde de gremlins que sont les Lidl-Trek avaient réussi à placer Quinn Simmons et Mathias Vacek à l’avant pour encadrer le Danois. Les deux auraient pu eux-mêmes convoiter l’étape, mais ils ont tout abandonné pour leur leader, car le niveau d’exigence et l’exemplarité du champion du monde 2019 lui ont garanti depuis longtemps la fidélité de ses équipiers.
Vacek s’est ainsi retrouvé à l’avant dans le col de Coudons, à 90 km de l’ ar r i vé e, d’ abord avec Jan Tratnik, puis également avec Alex Kirsch, mais il n’a jamais collaboré, car il préparait le terrain pour Pedersen. Le trio fut revu après le pied de Montségur et le plus dur commençait alors pour le Danois, qui ne devait pas lâcher dans les lacets alors que Sean Quinn et Torstein Traeen, qui visaient le jaune, se mirent en action, ce qui condamna notamment Romain Grégoire, relayés par les intenables Pedro Castrillo et Raul Garcia Pierna, ou encore Ramses De Bruyne et Marco Frigo.
Pedersen bascula dans un deuxième groupe, mais avec seulement une dizaine de secondes de retard et avec ses deux gardes du corps pour l’escorter sur les 35 derniers kilomètres. Il restait à contrôler d’éventuelles attaques sur le plat, mais elles furent timides tant tout le monde était rôti, surveiller Kévin Vauquelin aussi, en renaissance après un début de course compliqué, qui tenta de faire l’intérieur dans le dernier virage, et le sprint fut une formalité. Simmons prit la deuxième place sur la ligne, pour parachever la performance collective de l’équipe allemande.
Au-delà de sa victoire, Pedersen a également pris le maillot vert alors que le premier sprint massif de cette édition se profile cet après-midi à Pau et que Biniam Girmay et Jasper Philipsen s’étaient déjà glissés, hier, parmi les hommes à l’avant pour gratter quelques points au sprint intermédiaire. Torstein Traeen, lui, a endossé le maillot jaune, car il était dès le départ le mieux classé des échappés. Son succès valide la méthode norvégienne des Uno-X Mobility de Thor Hushovd, fondée sur une scientifisation poussée au maximum et qui porte ses fruits car les Jaune et Rouge sont devenus des vainqueurs réguliers au plus haut niveau, commequoi il y a aussi des manières pour les équipes plus modestes d’exister.
Cette fois, Pogacar a laissé filer
Un Danois en vert et vainqueur d’étape, un Norvégien en jaune, les hommes du froid ont été les plus forts dans la canicule, étouffante à la sortie de Carcassonne dans les vignobles des Corbières, puis plus loin dans les plateaux de l’Ariège complètement cramés et désertés, au milieu de forêts épaisses de conifères, où tout semblait figé par la chaleur. Aujourd’hui, la température devrait baisser dans le Béarn, mais on se demanda tout de mêmecomment un sport si dur pourrait, dans le futur, composer avec de telles conditions climatiques si elles devaient devenir la norme.
En attendant d’imaginer des solutions, Tadej Pogačar a lui aussi passé une bonne journée. Bien sûr, tout cela s’est déroulé avec sa bénédiction.
Le Slovène a lâché le maillot jaune après l’avoir conquis aux Angles, mais en lâchant près de treize minutes aux fuyards, avec des coureurs comme Traeen et Quinn à plus de sept minutes devant lui au général, il s’est ménagé la possibilité d’assommer ses rivaux dans le Tourmalet demain sans même reprendre le paletot.
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Après un jour en jaune, Tadej Pogacar a laissé le
maillot de leader au Norvégien Torstein Traeen.
Pogačar relâche le jaune
8 Jul 2026 - L'Équipe
YOHANN HAUTBOIS
Le Slovène, avec sa formation UAE, n’a jamais vraiment cherché à garder le maillot de leader du général endossé la veille.
FOIX – Ce n’était pas un temps à mettre un UAE dehors et la formation de Tadej Pogačar, après avoir assommé le peloton lors des deux dernières étapes, avec les victoires d’Isaac del Toro à Barcelone et du Slovène aux Angles (maillot jaune en prime), n’a presque pas bougé une oreille. En prévision des deux semaines et demie restantes, la formation émirienne n’a glissé personne dans la grande échappée (tout comme Visma-Lease a bike). Elle a mis à contribution un temps Nils Politt pour tracter tout le monde derrière les fuyards, mais elle a fini par lâcher la laisse d’un coup et la meute avec.
Bien entouré sur la ligne d’arrivée (Adam Yates, Felix Grossschartner et Brandon McNulty devant lui, son équipier mexicain juste derrière), Pogačar a ainsi terminé à une très anonyme 33e place, à 12’59'' de celui qui lui succède, Torstein Traeen. Un plan sans accroc selon Andrej Hauptman, un des directeurs sportifs : « Notre objectif aujourd’hui était de contrôler nos principaux rivaux au classement général, nous l’avons plutôt bien fait. Ensuite, nous avons géré le rythme jusqu’au final pour terminer l’étape sans perdre trop de temps. C’est difficile de contrôler toutes les étapes, on sait que la route jusqu’à Paris est longue. On ne veut pas dépenser toute notre énergie et en garder pour pouvoir reprendre le maillot jaune. »
Des vues sur l’étape de demain et son passage par le Tourmalet
Leur stratégie n’est pas toujours lisible, entre quête agressive du maillot jaune, parfois, et abandon dans les grandes largeurs comme hier, mais le double champion du monde ne sera pas trop malheureux de lâcher la tunique de leader du général et les contraintes protocolaires qui vont avec.
Autour du car d’UAE Emirates-XRG, on s’inquiétait plus de la gestion de la chaleur dans les jours à venir avec, dans le viseur, l’étape demain, avec son passage par le Tourmalet, qui ne déplairait pas à Pogačar. Pour le général, le nouveau leader norvégien d’Uno-X a un petit matelas et peut voir venir encore quelques jours.
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Mads Pedersen nella fuga,
ieri, tra Carcassonne e Foix.
LA RIVOLTA
Traeen sul treno giusto
La fuga ha avuto il benestare di Tadej Pogačar per contendersi la vittoria di tappa ieri.
Al termine di una battaglia feroce e sotto un caldo torrido, Mads Pedersen, il corridore per eccellenza, ha alzato le braccia al cielo e Torstein Traeen ha indossato la maglia gialla.
8 luglio 2026 - L'Équipe
ALEXANDRE ROOS
FOIX – Questa volta, tutti sono stati contenti. Coloro che avevano faticato per due giorni in fondo al gruppo, a Barcellona e a Les Angles, ieri hanno finalmente avuto diritto a un po’ di luce. Spettatori indifesi e impotenti di una gara che nemmeno li riguardava più, buoni solo a pagare con le loro sofferenze per fare da contorno al recital di Tadej Pogačar, i fantastici combattenti dell’altro mondo hanno potuto esistere tra Carcassonne e Foix e si sono ribellati per contendersi la vittoria di tappa.
Questo inizio di Tour de France mette in luce i due universi che compongono il ciclismo attuale, che coesistono senza parlare la stessa lingua, governati da due movimenti simultanei: quello di una progressione generale e globale, ma anche di un allontanamento. Tra il pianeta di Pogačar, di cui è l’unico abitante, a parte qualche visita di Mathieu van der Poel o, più raramente di recente, di Jonas Vingegaard, e quello degli altri, si sta creando un divario e, soprattutto, le gare non si assomigliano più.
Lo sloveno pratica un ciclismo totalitario, che annienta gli avversari e gli scenari; ha inventato un modo di agire che solo lui è in grado di mettere in atto, almeno nel lungo periodo, e sul quale ha costruito la sua immensa carriera. I campioni ordinari, dal canto loro, praticano un ciclismo che, pur essendo diventato a sua volta un po’ folle a modo suo, si avvicina comunque di più all’essenza dello sport, alle sue origini, fatte di incertezze e dell’accettazione di perdere molto più spesso che di vincere – una natura che Pogačar ha completamente stravolto – e soprattutto a gare più avvincenti, nelle quali la suspense esiste ancora.
Chi, quindi, più bello di Mads Pedersen per vincere la tappa di ieri e spezzare la serie dello sloveno e degli UAE Emirates-XRG in questo Tour, incarnando una forma di resistenza, anche a distanza? Il danese rappresenta d’altronde un archetipo ibrido, a metà strada tra due mondi. Non è nella stessa barca di Pogačar, dal quale subisce spesso punizioni e che ne ostacola la carriera e il palmarès. Ma non è nemmeno con il resto del branco, perché non si è mai uno tra tanti quando si va in giro con le strisce arcobaleno sulle maniche.
Pedersen, un guerriero indistruttibile
Pedersen non ha il talento naturale di Pogačar o van der Poel, ma non per questo è meno uno dei più grandi corridori del momento, uno dei più temibili, perché compensa con una forza mentale rara, una fiducia nella propria stella che lo porta a non abbassare mai lo sguardo. Un guerriero indistruttibile, un monaco-soldato che si impone un ascetismo costante, un allenamento ossessivo e che continua a migliorare senza sosta, diventando sempre più resistente: è proprio questo che ieri gli ha permesso di superare le ripide salite del Col de Montségur, particolarmente impegnative nell’ultimo tratto, nonostante avesse di fronte a sé degli scalatori esperti.
Ci voleva proprio tutto questo per vincere la battaglia in quel gruppo di 34 corridori che avevano avuto via libera dopo 16 km di gara. Con una strategia di squadra impressionante, perché quell’orda di gremlin che è la Lidl-Trek era riuscita a piazzare in testa Quinn Simmons e Mathias Vacek per affiancare il danese. Entrambi avrebbero potuto puntare alla vittoria di tappa, ma hanno rinunciato a tutto per il loro leader, poiché l’impegno e l’esemplarità del campione del mondo 2019 gli hanno garantito da tempo la fedeltà dei suoi compagni di squadra.
Vacek si è così ritrovato in testa sul Col de Coudons, a 90 km dall’arrivo, dapprima con Jan Tratnik, poi anche con Alex Kirsch, ma non ha mai collaborato, poiché stava preparando il terreno per Pedersen. Il trio è stato di nuovo avvistato subito dopo ai piedi del Montségur e da lì è iniziata la parte più dura per il danese, che non doveva cedere sui tornanti mentre Sean Quinn e Torstein Traeen, che puntavano alla maglia gialla, sono entrati in azione, mettendo fuori gioco in particolare Romain Grégoire, affiancato dagli inarrestabili Pedro Castrillo e Raul Garcia Pierna, o ancora Ramses De Bruyne e Marco Frigo.
Pedersen è scivolato in un secondo gruppo, ma con solo una decina di secondi di ritardo e con le sue due “guardie del corpo” a scortarlo negli ultimi 35 chilometri. Rimanevano da controllare eventuali attacchi in pianura, ma questi sono stati timidi dato che tutti erano ormai esausti; bisognava anche tenere d’occhio Kévin Vauquelin, in ripresa dopo un inizio di gara complicato, che ha tentato di passare all’interno nell’ultima curva, e lo sprint è stato una formalità. Simmons ha conquistato il secondo posto sul traguardo, coronando la prestazione collettiva della squadra tedesca.
Oltre alla vittoria, Pedersen ha conquistato anche la maglia verde, mentre questo pomeriggio a Pau si profila il primo sprint di gruppo di questa edizione e ieri Biniam Girmay e Jasper Philipsen si erano già inseriti tra i corridori in testa per guadagnare qualche punto allo sprint intermedio. Torstein Traeen, dal canto suo, ha indossato la maglia gialla, poiché era fin dall’inizio il meglio classificato tra i fuggitivi. Il suo successo conferma la validità del metodo norvegese della Uno-X Mobility di Thor Hushovd, basato su un approccio scientifico spinto al massimo e che sta dando i suoi frutti, poiché i giallorossi sono diventati vincitori abituali ai massimi livelli, a dimostrazione del fatto che anche le squadre più modeste hanno modo di affermarsi.
Questa volta, Pogacar ha lasciato sfuggire
Un danese in maglia verde e vincitore di tappa, un norvegese in maglia gialla: gli uomini dal freddo si sono dimostrati i più forti nella canicola soffocante alle porte di Carcassonne, tra i vigneti delle Corbières, e poi più avanti sugli altipiani dell’Ariège, completamente aridi e deserti, in mezzo a fitte foreste di conifere, dove tutto sembrava immobilizzato dal caldo. Oggi nel Béarn la temperatura dovrebbe scendere, ma ci si chiede comunque come uno sport così duro possa, in futuro, far fronte a tali condizioni climatiche qualora dovessero diventare la norma.
In attesa di immaginare delle soluzioni, anche Tadej Pogačar ha trascorso una buona giornata. Naturalmente, tutto ciò è avvenuto con la sua benedizione.
Lo sloveno ha ceduto la maglia gialla dopo averla conquistata a Les Angles, ma perdendo quasi tredici minuti rispetto ai fuggitivi, con corridori come Traeen e Quinn a più di sette minuti davanti a lui in classifica generale, si è assicurato la possibilità di sbaragliare i rivali domani sul Tourmalet senza nemmeno dover riprendere la maglia.
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Dopo una giornata in giallo, Tadej Pogačar ha
ceduto la maglia di leader al norvegese Torstein Traeen.
Pogačar rinuncia al giallo
8 luglio 2026 - L'Équipe
YOHANN HAUTBOIS
Lo sloveno, con la sua UAE, non ha mai cercato davvero di mantenere la maglia di leader della classifica generale indossata il giorno prima.
FOIX – Non era certo il momento giusto per mandare allo scoperto la UAE e la squadra di Tadej Pogačar, dopo aver stordito il gruppo nelle ultime due tappe con le vittorie di Isaac del Toro a Barcellona e dello sloveno a Les Angles (con la maglia gialla come bonus), quasi non ha battuto ciglio. In vista delle due settimane e mezzo rimanenti, la squadra degli Emirati Arabi Uniti non ha inserito nessuno nella grande fuga (proprio come ha fatto la Visma-Lease a bike). Ha fatto lavorare per un po’ Nils Politt per trascinare tutti dietro ai fuggitivi, ma alla fine ha allentato improvvisamente la presa e il gruppo le è andato dietro.
Ben circondato sul traguardo (con Adam Yates, Felix Grossschartner e Brandon McNulty davanti a lui e il suo compagno messicano subito dietro), Pogačar ha così concluso con un 33° posto di tutto rispetto, a 12’59'' da chi lo precede in classifica, Torstein Traeen. Un piano senza intoppi secondo Andrej Hauptman, uno dei suoi direttori sportivi: «Il nostro obiettivo oggi era controllare i nostri principali rivali in classifica generale, e ci siamo riusciti piuttosto bene. Poi abbiamo gestito il ritmo fino al finale per concludere la tappa senza perdere troppo tempo. È difficile controllare tutte le tappe, sappiamo che la strada fino a Parigi è lunga. Non vogliamo sprecare tutte le nostre energie e vogliamo conservarne un po’ per poter riconquistare la maglia gialla».
Uno sguardo alla tappa di domani
e al suo passaggio sul Tourmalet
La loro strategia non sempre è chiara, tra una ricerca aggressiva della maglia gialla, a volte, e una rinuncia in grande stile come ieri, ma il due volte campione del mondo non sarà troppo dispiaciuto di rinunciare alla maglia di leader della classifica generale e ai vincoli di protocollo che ne derivano.
Intorno al pullman della UAE Emirates-XRG, la preoccupazione maggiore riguardava la gestione del caldo nei giorni a venire, con lo sguardo rivolto alla tappa di domani, che prevede il passaggio sul Tourmalet, cosa che non dispiacerebbe a Pogačar. Per quanto riguarda la classifica generale, il nuovo leader norvegese dell’Uno-X ha un piccolo margine di vantaggio e può stare tranquillo ancora per qualche giorno.

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