L’ombre de Bezos
Jeff Bezos est devenu actionnaire de Liverpool en août.
Beaucoup de supporters de Liverpool s’inquiètent de l’arrivée programmée, dans l’actionnariat du club, du fondateur d’Amazon, qui reste pour l’heure en retrait.
“On se demande tous quel serait l’intérêt de Bezos de posséder un jour le LFC.
Il ne s’est jamais intéressé au foot et n’a aucune connexion avec notre ville ''
- NEIL ATKINSON, PRÉSENTATEUR
SUR UN MÉDIA DÉDIÉ AUX REDS
9 Sep 2026 - L'Équipe
PIERRE-ÉTIENNE MINONZIO
Plus encore que le manque de compacité de la défense du Liverpool FC, ou la difficulté chronique de Florian Wirtz à s’imposer comme le dépositaire du jeu, il est un sujet qui mine les supporters des Reds depuis le 14 août. Ce jour-là était officiellement annoncée l’ ent ré e imminente de 1892 Holdings dans le capital du club. Une fois que les instances de régulation du football anglais auront validé l’opération, ce consortium de milliardaires va acquérir 38 % des parts du LFC auprès du Fenway Sports Group (FSG), la société américaine qui possède le club.
L’Indo-Britannique Amit Bhatia, ex-copropriétaire des Queens Park Rangers, deviendra alors vice-président des Reds, en tant que patron de 1892 Holdings. Mais c’est un autre membre de ce consortium qui suscite l’anxiété des fans: le fondateur et principal actionnaire d’Amazon, l’Américain Jeff Bezos, troisième personne la plus riche du monde, qui est resté très discret au sujet de cet investissement. Beaucoup d’inconditionnels de Liverpool estiment que celui-ci incarne des valeurs incompatibles avec celles revendiquées par le club, qui aime à se définir comme « différent » en raison de ses racines ouvrières et socialistes.
Ainsi, le député travailliste Ian Byrne, abonné à Anfield, nous confie pourquoi il refuse que son club puisse être associé à Bezos: « On parle d’un dirigeant qui a développé avec Amazon des pratiques commerciales parfois déloyales, qui a souvent combattu les syndicats et qui ne cache pas ses liens avec l’administration Trump. Il y a de quoi s’inquiéter non? » Un avis partagé par l’écrivain irlandais Conor O’Callaghan, qui, dans une tribune publiée par l’Irish Times le 23 août, a annoncé qu’il ne supporterait plus Liverpool, son équipe de coeur depuis un demisiècle, en raison notamment de l’arrivée de Bezos: « C’est intolérable qu’un type comme lui codétienne plus d’un tiers du club et puisse un jour en devenir le copropriétaire. » Un peu plus tôt, CNBC avait en effet révélé que 1892 Holdings posséderait une option pour devenir actionnaire majoritaire de Liverpool. Une perspective que peine à appréhender Neil Atkinson, présentateur sur The Anfield Wrap, un média dédié à l’actualité des Reds : « On est soucieux, mais aussi un peu perplexes. On se demande tous quel serait l’intérêt de Bezos de posséder un jour le LFC. Il ne s’est jamais intéressé au foot et n’a aucune connexion avec notre ville… Est-ce que ce serait un moyen, à terme, de favoriser la venue d’Amazon comme diffuseur de la Premier League ? Ce n’est qu’une hypothèse parmi d’autres. On y verra plus clair cet hiver quand Bhatia rencontrera des représentants de supporters, ce qu’il sera obligé de faire quand il aura officiellement intégré le board du club. » En attendant, il y a dix jours, Bhatia a donné une interview de huit minutes sur le site du LFC, dans laquelle il a rappelé que, pour le moment, « Liverpool appartenait au FSG » , un groupe décrit avec emphase comme « des propriétaires incroyables (…), les meilleurs dans le monde du sport » . Il a également pris soin de ne pas mentionner ses associés, sans doute conscient que l’un d’entre eux n’inspire pas spontanément la sympathie à Liverpool.
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Liverpool agree £60m-a-year shirt deal with airline
9 Sep 2026 - The Guardian
Andy Hunter
Liverpool have announced a new shirt sponsorship deal with Turkish Airlines worth more than £60m a year to the club.
The five-year deal will generate more than £300m for Liverpool when it comes into effect from the start of the 2027-28 season. Turkish Airlines will replace Standard Chartered, Liverpool’s main club partner since 2010, on the front of the men’s, women’s and academy match shirts.
Standard Chartered has been Liverpool’s main partner for 17 years and the current deal is understood to be worth around £50m per season. The company will become a global partner of Liverpool from 2027-28.
Liverpool believe the agreement with Turkish Airlines is the most lucrative shirt deal in Premier League history, although Manchester United claimed their arrangement with Snapdragon is also worth more than £60m a year.
Either way, Liverpool’s new shirt deal underlines the huge commercial pull of a club that posted record revenues of £703m in the financial year ending 31 May 2025.
The club’s owner, Fenway Sports Group, is also poised to make £2bn from selling a 38% stake to 1892 Holdings, a consortium led by Amit Bhatia and including the Amazon founder, Jeff Bezos, and the Facebook co-founder Eduardo Saverin.
“This is a milestone announcement for us and we are delighted to welcome Turkish Airlines as our main club partner from June 2027,” the Liverpool chief commercial officer, Ben Latty, said.
“The front of the Liverpool shirt holds a special place in the history of our club. Turkish Airlines is a globally recognised organisation with an extensive international network, and we look forward to beginning our partnership and building a strong relationship together, with already strong foundations built from those special memories back in 2005 [in Istanbul].”
Standard Chartered had a window of exclusivity to renew that expired last year. Liverpool’s sleeve sponsorship deal, presently with Expedia for between £9m and £12m a season, is also up for renewal.
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