SEIXAS - Sa Vie après le Tour

 

    Paul Seixas a retrouvé ses coéquipiers pour son retour à la compétition, 
    ce soir à Québec et dimanche à Montréal.

    Seixas à l’heure canadienne

    Quarante-sept jours après sa quatrième place sur le Tour de France, le Français reprend la compétition aujourd’hui au Grand Prix de Québec.

    11 Sep 2026 - L'Équipe
    THOMAS PEROTTO

    QUÉBEC (CAN) – Paul Seixas a vécu un mois d’août à l’ombre mais sous la canicule, caché mais jamais loin des projecteurs, reposant mais plein de sport dans la foulée du premier Tour de France de sa carrière, terminé à la quatrième place, le 27 juillet. Le Français de Decathlon CMA-CGM (19 ans) a débarqué au Canada mardi et replonge dans le grand bain de la compétition au Grand Prix de Québec, aujourd’hui, puis de Montréal, dimanche.

    ***

    En dehors du vélo, repos, balades et « choses simples » en famille

«La différence, c’est le calme, 
c’est ce que j’ai apprécié»
   - PAUL SEIXAS

    Gonflé d’émotions en tous genres, Seixas a fait retomber la pression immédiatement après le Tour. Il s’est alors rendu compte de toute l’énergie qu’il avait dû déployer sur la Grande Boucle et à quel point sa tête et son corps étaient dans un état de grande fatigue. « Vers la fin du Tour, j’ai remarqué que c’était plus difficile dans ma tête que dans mes jambes, expliquait-il mi-août au site WielerFlits, en marge d’un Critérium aux PaysBas. J’étais complètement épuisé. Quand on est nerveux tous les jours pendant trois semaines avant les étapes, ça use. »

    Il a donc rapidement tenté de recharger les batteries. Il est parti avec ses amis, sa copine et son petit frère dans les PyrénéesOri ent ale s , une di z ai ne dejours. Mercredi après-midi, depuis Québec, il expliquait: « Pendant trois semaines, on ne voit pas beaucoup nos familles, nos amis. C’était bien de pouvoir se ressourcer, se revoir, passer du temps tranquillement avec eux. La différence, c’est le calme, c’est ce que j’ai apprécié. »

    Avec une recette simple: « Sur les sept semaines de coupure, il y a eu les deux premières après le Tour de France où j’ai plutôt récupéré, passé du temps avec ma famille, mes amis et profité d’eux, même si j’ai gardé un peu le sport avec moi, sourit-il. J’ai fait quelques sorties de vélo, quelques marches, mais tout ça juste avec la motivation que j’avais à cet instant. »

    Au coup d’envoi d’un match de Ligue 2 à Annecy

    Le vendredi 14 août, il étrennait son statut de 4e du Tour de France au Parc des Sports d’Annecy, pour donner le coup d’envoi de la deuxième journée de Ligue 2 entre le club haut-savoyard et Rodez. Seixas répondait à l’invitation de Philippe Rey-Gorrez, un des actionnaires principaux du FCA, amateur de vélo et PDG de l’entreprise TeamWork, où travaille son père, Emmanuel.

    Une semaine plus tard, le dimanche 24, il était dans l’aire d’arrivée de la Coupe du monde de VTT aux Gets, où il réside régulièrement, après avoir sonné la cloche du dernier tour. Des moments en famille précieux pour se ressourcer. « Quand Paul est avec nous, il revient sur terre, il met la table, il range, il débarrasse, il fait des choses simples, tel un gars normal. On a passé un très bel été après le Tour » , sourit son père.

    Juste avant de s’envoler pour le Canada, mardi, Seixas a aussi passé deux jours à Paris en compagnie de son agent, le Finlandais Joona Laukka, pour des rendezvous avec des partenaires et évoquer plusieurs sujets qui rythmeront les prochaines semaines, et en premier lieu son avenir.

    ***

    Sur le vélo, sérieux, stage d’altitude et « nouveaux objectifs »

    Le futur leader de l’équipe de France aux Mondiaux de Montréal (contre-la-montre le 20, course en ligne le 27) n’est pas le genre de garçon à rester des heures les doigts de pied en éventail, sous un parasol, en multipliant les cocktails. « Au bout de deux semaines, j’ai repris l’entraînement quotidien vraiment sérieusement. Ce n’était pas dur de se replonger dedans, assure-t-il. J’étais motivé pour repartir. J’aime avoir toujours de nouveaux objectifs et des ambitions, même après avoir fait le Tour. » « On avait anticipé cet état de fatigue avancé et il n’y a pas eu d’incitation à une reprise précipitée, indique son entraîneur, Alexandre Pacot. Il a eu son rythme et son besoin d’activités sportives. »

    La reprise officielle s’est effectuée le lundi 10 août et Seixas testait déjà ses jambes le dimanche 1 6 , e n r e m p o r t a n t l e Critérium d’Etten-Leur aux PaysBas. Deux jours plus tard, il effectuait aussi une sortie de presque 130 km autour des Gets. « Comme un travailleur classique, il faut se remettre dans le rythme, reprendre ses habitudes, d’alimentation, de sommeil, etc. Lui a repris son hygiène sportive rapidement » , souligne son entraîneur.

    « C’est maintenant le début de la nouvelle préparation pour la fin de saison. Je pense que les courses d’un jour de fin de saison sont quand même plus explosives, donc pour moi, maintenant, ça va être un peu plus axé sur le travail de VO2 et moins sur le seuil » , confiait Seixas fin août, alors qu’il effectuait un stage d’altitude de dix jours, en Savoie, aux Arcs entre le 24 août et le 4 septembre, avec son entraîneur. Six sorties en six jours pour démarrer, avec beaucoup de dénivelé.

    Des efforts plus intensifs et de la répétition à l’entraînement

    « Paul a fait une reprise structurée, progressive, avant de préparer les derniers objectifs de l’année, raconte Pacot, présent avec lui au Québec pour les deux Grands Prix. Ce stage aux Arcs est semblable à celui qu’on avait fait en 2025. Par rapport à la préparation du Tour, on reste sur un volume d’entraînement très important. Néanmoins, les thèmes sont différents. On est là sur des efforts plus intensifs, de la répétition pour coller aux exigences des courses en circuit ( c’est le cas à Québec et Montréal, comme sur la course en ligne des Mondiaux). On a travaillé les efforts de 2, 3 ou 4 minutes. Il fallait adapter ça pour que Paul puisse être performant. »

    Aux Arcs, Seixas avait pour compagnon son coéquipier Nicolas Prodhomme, lui aussi présent au Canada. Mercredi, le jeune Français et l’effectif de Decathlon CMA-CGM ont effectué une sortie de trois heures. Hier, une autre de deux heures avec une pause-café. Pour le quatrième du Tour de France, place désormais à la compétition.
     
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    Paul Seixas si è ricongiunto ai compagni di squadra in vista del suo ritorno alle gare,
    stasera a Québec e domenica a Montréal.


    SEIXAS - La sua vita dopo il Tour
     
    Seixas al fuso canadese

    Quarantasette giorni dopo il quarto posto al Tour de France, il francese torna oggi alle gare al Grand Prix di Québec.

     
    11 settembre 2026 - L'Équipe
    THOMAS PEROTTO

    QUÉBEC (CAN) – Paul Seixas ha vissuto un agosto all’ombra ma sotto il caldo torrido, nascosto ma mai lontano dai riflettori, riposando ma dedicandosi allo sport sulla scia del primo Tour de France della sua carriera, concluso al quarto posto il 27 luglio. Il francese della Decathlon CMA-CGM (19 anni) è arrivato in Canada martedì e torna subito nel vivo della competizione con il Gran Premio del Québec, oggi, e poi con quello di Montréal, domenica.

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    Lontano dalla bicicletta, riposo, 
    passeggiate e «cose semplici» in famiglia

    «La differenza è la calma,
    è questo che ho apprezzato»

       - PAUL SEIXAS


    Pieno di emozioni di ogni tipo, Seixas ha allentato la tensione subito dopo il Tour. Si è allora reso conto di tutta l’energia che aveva dovuto impiegare durante la Grande Boucle e di quanto la sua mente e il suo corpo fossero in uno stato di grande affaticamento. «Verso la fine del Tour, ho notato che era più difficile mentalmente che fisicamente», ha spiegato a metà agosto al sito WielerFlits, a margine di un Criterium nei Paesi Bassi. «Ero completamente esausto. Quando si è nervosi per tre settimane ogni giorno prima delle tappe, è logorante».

    Ha quindi cercato subito di ricaricare le batterie. È partito con i suoi amici, la sua ragazza e il fratellino nei Pirenei orientali per una decina di giorni. Mercoledì pomeriggio, dal Québec, ha spiegato: «Per tre settimane non vediamo molto le nostre famiglie, i nostri amici. È stato bello poter ricaricare le batterie, rivederci, passare del tempo tranquillamente con loro. La differenza sta nella calma, è questo che ho apprezzato».

    Con una ricetta semplice: «Delle sette settimane di pausa, le prime due dopo il Tour de France le ho dedicate soprattutto al recupero, a passare del tempo con la mia famiglia e i miei amici e a godermi la loro compagnia, anche se ho mantenuto un po’ di attività sportiva», sorride. «Ho fatto qualche uscita in bicicletta, qualche passeggiata, ma tutto questo solo con la motivazione che avevo in quel momento. »

    Al calcio d’inizio di una partita 
    di Ligue 2 ad Annecy

    Venerdì 14 agosto al Parc des Sports di Annecy ha esordito nella sua nuova veste di quarto classificato al Tour de France, per dare il calcio d’inizio alla seconda giornata di Ligue 2 tra la squadra dell’Alta Savoia e il Rodez. Seixas ha accettato l’invito di Philippe Rey-Gorrez, uno dei principali azionisti dell’FCA, appassionato di ciclismo e amministratore delegato della TeamWork, l'azienda dove lavora il padre di Seixas, Emmanuel.

    Una settimana dopo, domenica 24, si trovava nell’area di arrivo della Coppa del Mondo di mountain bike a Les Gets, dove Paul risiede, dopo aver suonato la campana dell’ultimo giro. Momenti preziosi in famiglia per ricaricare le batterie. «Quando Paul è con noi, torna con i piedi per terra, apparecchia la tavola, riordina, sparecchia, fa cose semplici, come un ragazzo normale. Abbiamo trascorso un’estate bellissima dopo il Tour», sorride suo padre.

    Poco prima di partire per il Canada, martedì, Seixas ha trascorso anche due giorni a Parigi in compagnia del suo agente, il finlandese Joona Laukka, per incontrare alcuni partner e discutere di diversi argomenti che caratterizzeranno le prossime settimane, in primo luogo il futuro del corridore.

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    In sella alla bici: 
    serietà, ritiro in altitudine e «nuovi obiettivi»

    Il prossimo capitano della squadra francese ai Mondiali di Montréal (cronometro il 20, gara in linea il 27) non è il tipo di ragazzo che se ne sta per ore con i piedi all’aria, sotto un ombrellone, a bere un cocktail dopo l’altro. «Dopo due settimane, ho ripreso l’allenamento quotidiano con grande serietà. Non è stato difficile rimettermi in carreggiata», assicura. «Ero motivato a ripartire. Mi piace avere sempre nuovi obiettivi e ambizioni, anche dopo aver fatto il Tour. » «Avevamo previsto questo stato di affaticamento avanzato e non c’è stata alcuna pressione per una ripresa affrettata», spiega il suo preparatore, Alexandre Pacot. «Ha seguito il suo ritmo e ha soddisfatto il suo bisogno di attività...»

    La ripresa ufficiale è avvenuta lunedì 10 agosto e Seixas aveva già messo alla prova le gambe domenica 16, aggiudicandosi il Critérium di Etten-Leur nei Paesi Bassi. Due giorni dopo, ha anche effettuato un'uscita di quasi 130 km nei dintorni di Les Gets. «Come un normale lavoratore, bisogna ritrovare il ritmo, riprendere le proprie abitudini alimentari, di sonno eccetera. Ha ripreso rapidamente la sua routine agonistica», sottolinea il suo allenatore.

    «Ora inizia la nuova preparazione per il finale di stagione. Penso che le gare di un giorno di fine stagione siano comunque più esplosive, quindi per me, ora, ci concentreremo un po’ di più sul lavoro sul VO2 e meno sulla soglia», confidava Seixas a fine agosto, mentre svolgeva un ritiro in altitudine di dieci giorni, in Savoia, a Les Arcs, tra il 24 agosto e il 4 settembre, con il suo preparatore. Sei uscite in sei giorni per iniziare, con un dislivello notevole.

    Sforzi più intensi e ripetute in allenamento

    «Paul ha seguito un rientro strutturato e progressivo prima di prepararsi agli ultimi obiettivi dell’anno», racconta Pacot, presente con lui in Québec per i due Gran Premi. «Questo ritiro a Les Arcs è simile a quello che avevamo fatto nel 2025. Rispetto alla preparazione del Tour, manteniamo un volume di allenamento molto elevato.

    Tuttavia, i temi sono diversi. Qui si tratta di sforzi più intensi, di ripetute per soddisfare le esigenze delle gare su circuito (come a Québec e Montréal, così come nella gara su strada dei Mondiali). Abbiamo lavorato su sforzi di 2, 3 o 4 minuti. Bisognava adattare tutto questo affinché Paul potesse dare il meglio. »

    A Les Arcs, Seixas era accompagnato dal suo compagno di squadra Nicolas Prodhomme, anch’egli presente in Canada. Mercoledì, il giovane francese e la squadra Decathlon CMA-CGM hanno effettuato un allenamento di tre ore. Ieri, un altro di due ore con una pausa-caffè. Per il quarto classificato al Tour de France, ora è il momento della competizione.

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