FOUDROYANT
En survolant le contre-la-montre, hier à Thonon-les-Bains, REMCO EVENEPOEL s’est offert une 2e victoire d’étape d’affilée sur ce Tour. Une démonstration de force du Belge qui l’installe en dauphin ambitieux.
Deux jours après sa victoire au plateau de Solaison, Remco Evenepoel a régné sur le contre-la-montre et consolidé sa deuxième place, hier sur les rives du lac Léman, mais a perdu Florian Lipowitz sur chute. Quant à Paul Seixas, il a grignoté cinq secondes à Isaac Del Toro, toujours troisième.
22 Jul 2026 - L'Équipe
ALEXANDRE ROOS
THONON-LES-BAINS (HAUTE-SAVOIE) – Sa combinaison blanche, immaculée, en plus d’être somptueuse avec sa ceinture arc-en-ciel, enserrait ses reins, ses hauts de cuisse de minotaure et mettait en relief toute la puissance de Remco Evenepoel, qui n’a pas failli dans son rendez-vous de ce Tour de France. Le triple champion du monde du contre-la-montre a au contraire survolé l’exercice chronométré sur les 26,1 kilomètres entre Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains, un balcon sur le lac Léman, et dominé de 28 secondes le Maillot Jaune, Tadej Pogačar, qui lui était inférieur mais n’a pas non plus voulu prendre trop de risques, à cinq jours de son sacre annoncé à Paris.
La journée a été marquée par quelques «dérèglements», Thymen Arensman qui fait une Delgado et s’élance de la rampe avec huit secondes de retard, Brandon McNulty, le coéquipier de Pogačar, percuté par une voiture lors du retour de la reconnaissance et qui parvient tout de même à prendre le départ, mais pour le Belge, tout s’est déroulé sans accroc.
Evenepoel est intouchable dans l’exercice, et cette performance raconte autant la maîtrise de son art dans sa discipline de prédilection que l’excellent état de ses jambes à l’amorce de la troisième semaine, ce qu’on a pu apercevoir dans sa montée de la côte de 9 kilomètres qui inaugurait le contre-la-montre.
Del Toro-Seixas, la promesse d’un grand match
On pensait le Brabançon limité en haute montagne, surtout face à la puissance de feu des autres favoris, mais dans le match avec Isaac Del Toro, il a fait jeu égal avec le Mexicain à Gavarnie, mieux que lui au Lioran et au plateau de Solaison, où il a gagné dimanche et où le lieutenant d’UAE semblait, lui, au rupteur.
Il n’y a guère qu’au Markstein qu’Evenepoel a été en deçà, mais il va aborder les Alpes avec 2’19’’ d’avance sur son plus proche poursuivant, et on peut compter sur ce merveilleux grognard pour en défendre chaque seconde avec férocité. Del Toro a ainsi un sacré défi devant lui, car il a pour lui un talent naturel supérieur, notamment en haute altitude, mais il est là face à un champion expérimenté, coriace, et il n’aura pas trop de l’aide de son adjudant de luxe, Tadej Pogačar. On oublie également souvent que le vainqueur du dernier Tour Auvergne- Rhône-Alpes découvre lui aussi le Tour de France, à 22ans.
Il a certes déjà disputé une Vuelta (36e en 2024) et joué la gagne sur un Giro (2e l’an passé), mais ce n’est quand même pas la même musique, pas les mêmes efforts ni la même tension, pas la même concurrence que dans la Grande Boucle. Avec ses longs segments qui donnaient l’impression de tisser une toile comme les pattes d’une araignée, Del Toro a signé un bon chrono, alors qu’on aurait pu penser que Paul Seixas lui serait supérieur. Il n’a laissé que cinq secondes au Français et les deux sont désormais séparés de vingt secondes au général, ce qui est la promesse d’un grand match en fin de semaine.
Seixas a donc finalement posé ses roues dans la fameuse troisième semaine du Tour de France, ce concept flou, mystérieux, un brin effrayant, où la course devient une épreuve, comme nous le résumait souvent un sage sioux. On peut dire que le Lyonnais a réussi son entrée dans cet univers inconnu, 4e derrière les deux intouchables et un Mattias Skjelmose qui a réalisé le chrono de sa vie.
Les vertèbres saillantes à travers sa combinaison serrée racontaient la tension de l’effort, et Seixas ne s’est pas montré traumatisé par sa grosse chute de début juin dans la descente rapide et technique à certains endroits. Au contraire, l’insouciance de ses 19 ans l’a poussé. La révolution française est là, dans cette capacité pour un coureur bleu qui vise le général à performer si haut contre la montre, c’est ce qui manquait, davantage qu’un grand grimpeur.
Le putsch silencieux de Skjelmose
La chute de Florian Lipowitz à 6,4km de l’arrivée, dans un virage à droite compliqué, sur une machine pas facile à contrôler où Pogačar a d’ailleurs aussi failli partir à la faute, et son abandon en raison d’une clavicule fracturée rebattent les cartes de la bataille du général. Pour Remco Evenepoel déjà, car si le Belge va être, d’une certaine manière, libéré de cette fausse entente avec l’Allemand, qui ne lui convenait de toute manière pas, il perd tout de même un précieux allié en haute montagne et les Red Bull-Bora-Hansgrohe, leur double carte au général.
Pour Paul Seixas ensuite, car la disparition de Lipowitz, juste derrière lui au général hier matin, libère de l’espace dans son sillage. Juan Ayuso est désormais le plus proche, mais à plus de deux minutes quand même, et surtout la coque de l’Espagnol est percée, il prend l’eau chaque jour, et Skjelmose a l’air de mener un putsch en silence, sans vagues, chez Lidl-Trek, pour reprendre le flambeau et le leadership.
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Evenepoel dans son élément
D’une sérénité absolue et encore un peu plus proche de la perfection en contre-la-montre qu’auparavant, le Belge est sur un nuage, de retour à son meilleur niveau avec un état d’esprit déterminé.
«Tout le monde a le droit de livrer ses commentaires
et c’est à moi de prouver s’ils sont corrects ou non»
- REMCO EVENEPOEL
«Je suis descendu vite,
mais pas à la limite»
- REMCO EVENEPOEL
22 Jul 2026 - L'Équipe
LUC HERINCX
LUC HERINCX
THONON-LES-BAINS (HAUTE-SAVOIE) - Quand il a compris sur le smartphone de son assistant que la victoire était assurée, un large sourire enfantin a illuminé ses joues creusées par deux mois d’entraînement dans le silence, loin des compétitions. Puis Remco Evenepoel est revenu à cet état de maîtrise qu’il affiche ces derniers jours, prudent dans ses déclarations, heureux mais pondéré, loin du ket à fleur de peau en conférence de presse avant le Grand Départ à Barcelone et incontrôlable dans les Pyrénées, où il avait fustigé son coéquipier Florian Lipowitz pour son manque de soutien. « Il est récompensé pour tous ses efforts, ces derniers mois » , savourait Patrick Evenepoel derrière le podium, où la maman reçut le bouquet du vainqueur en partageant ce bonheur avec toute la belle-famille. « Il est très affûté et surtout son mental est très bon, développait le père de Remco Evenepoel. Il est plus relâché dans tout. Après toutes les critiques qu’on a pu entendre… On voit que ça ne lui fait plus rien. »Remco Evenepoel, magistral hier sur le chrono, a enchanté le public, venu en nombre applaudir les coureurs.
Le triple champion du monde du contre-la-montre (2023, 2024, 2025) était certes dans son exercice de prédilection, mardi, mais la sérénité affichée avant, pendant, après, ainsi que la marge sur ses rivaux traduisaient un état de grâce retrouvé après des saisons gâchées par les blessures, un changement d’équipe (de Soudal-Quick Step à Red-Bull-Bora-Hansgrohe) très médiatisé et une contreperformance, en février, à l’UAE Tour.
La victoire en altitude au plateau de Solaison, dimanche, lui avait déjà permis de répondre à ses détracteurs. « Je ne m’en préoccupe pas trop, j’essaie de faire mon job, de gagner des courses, désamorçait-il le lendemain, pendant le repos. Tout le monde a le droit de livrer ses commentaires et c’est à moi de prouver s’ils sont corrects ou non. »
Cette attitude détachée l’a escorté vers une énième démonstration en chrono, l’exécution parfaite de sa partition, la gestion du rythme, du parcours – « je suis descendu vite mais pas à la limite » - et le maintien d’une position qu’il améliore chaque
année. « On est dans une période où l’histoire s’écrit » , a répondu Evenepoel à une question sur son ressenti face à la domination de Tadej Pogacar. « Remco est phénoménal et il n’y a pas de regret à perdre contre un coureur comme lui » , avait loué un peu plus tôt le directeur sportif du Maillot Jaune, Matxin Fernandez. Mises bout à bout, ces deux déclarations mènent à la conclusion qu’ Evenepoel écrit aussi l’histoire, dans sa discipline.
Accompagné depuis cet hiver par l’ingénieur reconnu Dan Bigham, Evenepoel recouvre désormais ses avant-bras, preuve que sa peau n’est plus la surface la plus aérodynamique qui soit et qu’un gain est toujours possible. Sur un nouveau vélo conçu à partir des nombreux tests effectués aux États-Unis, le Belge – le premier à s’imposer sur le Tour le jour de la fête nationale depuis 1985 – a aussi tenu à remercier son fabricant. Deuxième du général avec une avance confortable, Evenepoel savoure : « C’est un rêve d’être là où je me situe aujourd’hui. Maintenant il faut garder la tête fraîche. » Lui qui peut également être si bouillonnant.
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«Un alignement parfait du casque avec le dos»
Gérémie Degeilh, spécialiste en biomécanique cycliste et étude posturale
22 Jul 2026 - L'Équipe
Th. P.
« Remco a un corps naturellement aérodynamique. Il a un buste court et compact, les épaules étroites, une rotation de bassin importante, des jambes fines. Il est très stable sur son vélo. Il transforme trois volumes séparés, bras, torse et tête, en une seule forme fluide, ce que peu de corps acceptent. Sa position est proche de la perfection : il a une bascule du bassin très importante lui permettant d’avoir le dos plat et la tête basse avec un angle hanche-torse très fermé sans pour autant se désunir. On note un alignement parfait du casque avec le dos. Les avants-bras sont hauts et proches, les épaules resserrées pour réduire la traînée aérodynamique. Le casque s’aligne parfaitement dans le prolongement du dos et des épaules sans aucun espace, permettant l’écoulement parfait de l’air. Là où le gain est aussi très important, c’est sur la position de sa tête posée sur ses avant-bras, créant un véritable verrou aérodynamique. Cela évite à l’air de s’engouffrer dans le creux épaule-thorax. De nos jours, c’est un des principaux travaux avec les coureurs car c’est une zone de turbulence majeure, la traînée aérodynamique augmente radicalement à cet endroit. »
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«Le modèle ultime, c’est la goutte d’eau»
Romain Heinrich, 10e en bob à deux aux JO de Milan-Cortina 2026
22 Jul 2026 - L'Équipe
L. He.
« Comme en bob, il faut résonner en système, c’est-à-dire comment l’athlète s’intègre dans son matériel. Là, on atteint un niveau d’excellence très abouti. Le modèle ultime c’est la goutte d’eau, cette attaque un peu ronde qui s’effile car quand l’eau tombe, soumise au vent, elle prend cette forme qui a le moins de contraintes. Quand on regarde la position de son dos, de ses bras, Evenepoel essaie de retrouver cette position de la goutte d’eau avec l’arrondi de ses lombaires jusqu’à la roue ainsi que le casque plat qui lui permet une bien meilleure continuité avec son dos. On retrouve moins la goutte d’eau sur la vue de face car les cyclistes sont moins larges d’épaules que de bassin mais c’est normal, ce serait du poids mort pour eux. Le fait que le casque et ses avantbras se touchent évite aussi une prise d’air à cet endroit. Pour faire le parallèle avec le bobsleigh, j’ai aussi cette problématique de rapprocher mon casque à la coque. Si je le colle, je ressens les vibrations et ça va secouer, mais si je l’éloigne, l’air s’engouffre dans la carrosserie. Il y a aussi l’enjeu de regarder devant lui. En tout cas, il semble dans une position d’efficacité vraiment impressionnante. »
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Dominando la cronometro disputata ieri a Thonon-les-Bains,
REMCO EVENEPOEL si è aggiudicato la seconda vittoria consecutiva in questo Tour.
Una dimostrazione di forza del belga che lo proietta al ruolo di ambizioso secondo in classifica.
FULMINANTE
AL MASSIMO DELLA FORMA
Due giorni dopo la vittoria sul Plateau de Solaison, Remco Evenepoel ha dominato la cronometro e consolidato il suo secondo posto ieri sulle rive del Lago Lemano, ma ha perso Florian Lipowitz a causa di una caduta. Quanto a Paul Seixas, ha guadagnato cinque secondi su Isaac del Toro, ancora terzo.
22 luglio 2026 - L'Équipe
ALEXANDRE ROOS
THONON-LES-BAINS (ALTA SAVOIA) – La sua tuta bianca, immacolata, oltre ad essere splendida con la cintura arcobaleno, gli stringeva i fianchi e le cosce possenti da minotauro, mettendo in risalto tutta la potenza di Remco Evenepoel, che non ha deluso le aspettative in questa tappa del Tour de France. Il tre volte campione del mondo a cronometro ha dominato la prova sui 26,1 chilometri tra Évian-les-Bains e Thonon-les-Bains, affacciata sul Lago Lemano, e ha battuto per 28 secondi la maglia gialla, Tadej Pogačar, che pur essendogli inferiore non ha voluto correre rischi eccessivi, a cinque giorni dalla sua incoronazione prevista a Parigi.
La giornata è stata caratterizzata da alcuni “intoppi”: Thymen Arensman, che ha imitato (lo spagnolo Perico "Pedro") Delgado (al prologo Tour de France del 1989 in Lussemburgo, ndr) lanciandosi dalla rampa con otto secondi di ritardo, e Brandon McNulty, compagno di squadra di Pogačar, investito da un’auto mentre tornava dalla ricognizione del percorso e che è comunque riuscito a prendere il via; per il belga, invece, tutto è andato liscio.
Evenepoel è inarrestabile in queste prove, e la sua prestazione ne testimonia tanto la maestria nella disciplina preferita quanto l’ottimo stato di forma all’inizio della terza settimana, come si è potuto notare nella sua scalata della salita di 9 chilometri che ha dato il via alla cronometro.
Del Toro-Seixas, la promessa di un grande duello
Si pensava che il corridore del Brabante fosse limitato in alta montagna, soprattutto di fronte alla potenza degli altri favoriti, ma nel duello con Isaac del Toro ha tenuto testa al messicano a Gavarnie, superandolo a Le Lioran e sul Plateau de Solaison, dove domenica ha vinto e dove il "gregario" della UAE Emirates-XRG era sembrato invece in difficoltà.
È stato solo a Le Markstein che Evenepoel è rimasto un po’ indietro, ma affronterà le Alpi con 2’19’’ di vantaggio sul suo più diretto inseguitore, e si può contare su questo meraviglioso combattente per difendere ogni secondo con ferocia. Del Toro ha quindi davanti a sé una sfida non da poco, poiché può contare su un talento naturale superiore, soprattutto in alta quota, ma si trova di fronte a un campione esperto e tenace, e non potrà contare troppo sull’aiuto del suo "gregario" d’eccezione, Tadej Pogačar. Spesso si dimentica inoltre che anche il vincitore dell’ultima edizione del Tour Auvergne - Rhône-Alpes (l'ex Delfinato, ndr) è alla sua prima esperienza al Tour de France, a 22 anni.
Ha già disputato la Vuelta (36° nel 2024) e puntato alla vittoria al Giro (2° al debutto lo scorso anno), ma non è comunque la stessa cosa: non sono gli stessi sforzi, né la stessa tensione, né la stessa concorrenza che si respirano alla Grande Boucle. Con le sue lunghe leve che davano l’impressione di tessere una ragnatela come le zampe di un ragno, del Toro ha fatto registrare un buon tempo, mentre si sarebbe potuto pensare che Paul Seixas gli fosse superiore. Ha concesso solo cinque secondi al francese e i due sono ora separati da venti secondi in classifica generale, il che promette una grande sfida alla fine della settimana.
Seixas ha quindi finalmente messo le ruote nella famosa terza settimana del Tour de France, quel concetto vago, misterioso, un po’ spaventoso, in cui la gara diventa una prova, come spesso ci riassumeva un saggio Sioux. Si può dire che il lionese abbia fatto un buon ingresso in questo universo a lui sconosciuto, quarto dietro ai due intoccabili e a Mattias Skjelmose, che ha realizzato la cronometro della vita.
Le vertebre che sporgevano dal body aderente ne tradivano la tensione dello sforzo, e Seixas non è sembrato per niente scosso dalla brutta caduta di inizio giugno nella discesa veloce e in alcuni tratti tecnica. Al contrario, la spensieratezza dei suoi 19 anni lo ha spinto avanti. La rivoluzione francese è proprio questa: la capacità di un corridore alle prime armi, che punta alla classifica generale, di ottenere prestazioni così elevate nella cronometro; era proprio questo che mancava, più che un grande scalatore.
Il silenzioso colpo di mano di Skjelmose
La caduta di Florian Lipowitz a -6,4 km dall’arrivo, in una complicata curva a destra, su una bici non facile da controllare – nella quale poi anche Pogačar ha rischiato di andare a sbattere – e il suo ritiro a causa di una frattura alla clavicola (destra, ndr) rimescolano le carte nella battaglia per la classifica generale. Per Remco Evenepoel innanzi tutto, perché se da un lato il belga sarà liberato da quella finta intesa con il tedesco, che comunque non gli andava a genio, dall'altro perde comunque un prezioso alleato in alta montagna e la Red Bull-BORA-hansgrohe la sua doppia carta nella classifica generale.
Poi per Paul Seixas, perché l’uscita di scena di Lipowitz, che ieri mattina era proprio dietro di lui nella classifica generale, libera spazio alle sue spalle. Juan Ayuso è ora il più vicino, ma comunque a più di due minuti di svantaggio, e soprattutto la barca dello spagnolo ha una falla: sta imbarcando acqua ogni giorno, mentre Skjelmose sembra guidare un silenzioso colpo di mano, senza fare onde, alla Lidl-Trek, per riprendersi il testimone e la leadership.
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Remco Evenepoel, magistrale ieri nella cronometro,
ha incantato il pubblico, accorso in massa per applaudire i corridori.
Evenepoel nel suo elemento
Con assoluta serenità e ancora un po’ più vicino alla perfezione nella cronometro rispetto al passato, il belga è al settimo cielo, tornato al suo miglior livello con uno spirito determinato.
«Tutti hanno il diritto di esprimere le proprie opinioni
e sta a me dimostrare se sono corrette o no»
- REMCO EVENEPOEL
«Sono sceso veloce,
ma non al limite»
- REMCO EVENEPOEL
22 luglio 2026 - L'Équipe
LUC HERINCX
THONON-LES-BAINS (ALTA SAVOIA) Quando ha capito, guardando lo smartphone del suo assistente, che la vittoria era assicurata, un ampio sorriso infantile gli ha illuminato le guance scavate da due mesi di allenamento silenziosi, lontano dalle competizioni. Remco Evenepoel è poi tornato a quella compostezza che ha mostrato negli ultimi giorni, cauto nelle dichiarazioni, sereno e misurato, lontano dal ragazzo nervoso e sul filo del rasoio visto in conferenza stampa prima della Grand Départ di Barcellona e incontenibile sui Pirenei, dove aveva aspramente criticato il compagno di squadra Florian Lipowitz per la mancanza di sostegno. «È stato ricompensato per tutti i suoi sforzi degli ultimi mesi», ha commentato con soddisfazione Patrick Evenepoel dietro al podio, dove la madre di Remco ha ricevuto il mazzo di fiori del vincitore condividendo questa gioia con tutta la famiglia acquisita. «È in grande forma e, soprattutto, ha un ottimo atteggiamento mentale», ha spiegato il padre di Remco. «È più rilassato in tutto. Dopo tutte le critiche che abbiamo sentito… Si vede che ormai non gli fanno più effetto».
Il tre volte campione del mondo a cronometro (2023, 2024, 2025) era nella sua disciplina preferita martedì, ma la serenità dimostrata prima, durante e dopo, così come il vantaggio sui rivali, ne riflettevano un ritrovato stato di grazia dopo stagioni rovinate dagli infortuni, il cambio di squadra (dalla Soudal-Quick Step alla Red Bull-BORA-hansgrohe) molto mediatizzato e una prestazione deludente, a febbraio, all’UAE Tour.
La vittoria in altitudine sul Plateau di Solaison, domenica, gli aveva già permesso di rispondere ai suoi detrattori. «Non me ne preoccupo troppo, cerco di fare il mio lavoro, di vincere le gare», ha smorzato i toni l'indomani, durante il giorno di riposo. «Tutti hanno il diritto di esprimere le proprie opinioni e sta a me dimostrare se sono corrette o no. »
Questo atteggiamento distaccato lo ha accompagnato verso l’ennesima dimostrazione nella prova a cronometro: l’esecuzione perfetta del suo programma, la gestione del ritmo e del percorso – «sono sceso veloce ma senza arrivare al limite» – e il mantenimento di una posizione che migliora di anno in anno. «Siamo in un periodo in cui si sta scrivendo la storia», ha risposto Evenepoel a una domanda sulle sue sensazioni di fronte al dominio di Tadej Pogačar. «Remco è fenomenale e non c’è alcun rimpianto nel perdere contro un corridore come lui», lo aveva elogiato poco prima Matxin Fernandez, direttore sportivo della maglia gialla. Messe una accanto all’altra, queste due dichiarazioni portano alla conclusione che anche Evenepoel sta scrivendo la storia nella sua disciplina.
Affiancato da quest’inverno dal rinomato ingegnere Dan Bigham, Evenepoel ora si copre gli avambracci, a dimostrazione del fatto che la sua pelle non è più la superficie più aerodinamica e che un miglioramento è sempre possibile. Su una nuova bicicletta, progettata sulla base dei numerosi test effettuati negli Stati Uniti, il belga – il primo a imporsi al Tour nel giorno della festa nazionale del Belgio dal 1985 – ha anche tenuto a ringraziare il suo costruttore. Secondo nella classifica generale con un vantaggio confortante, Evenepoel si gode il momento: «È un sogno essere dove mi trovo oggi. Ora bisogna mantenere la mente lucida». Lui che sa anche essere così esuberante.
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«Un perfetto allineamento del casco con la schiena»
Gérémie Degeilh, specialista in biomeccanica ciclistica e studio posturale
22 luglio 2026 - L'Équipe
Th. P.
«Remco ha un fisico naturalmente aerodinamico. Ha il busto corto e compatto, le spalle strette, una rotazione del bacino marcata e le gambe snelle. È molto stabile sulla bicicletta. Trasforma tre volumi distinti – braccia, busto e testa – in un’unica forma fluida, cosa che pochi fisici riescono a fare. La sua posizione è vicina alla perfezione: presenta un’inclinazione del bacino molto marcata che gli permette di mantenere la schiena piatta e la testa bassa, con un angolo tra anca e busto molto chiuso senza però perdere l’armonia. Si nota un perfetto allineamento del casco con la schiena. Gli avambracci sono alti e vicini, le spalle strette per ridurre la resistenza aerodinamica. Il casco si allinea perfettamente nel prolungamento della schiena e delle spalle senza alcuno spazio, consentendo un flusso d’aria ottimale. Un altro punto di grande vantaggio è la posizione della testa appoggiata sugli avambracci, che crea un vero blocco aerodinamico. Ciò impedisce all’aria di infilarsi nell’incavo tra spalla e torace. Ogg, è uno dei principali aspetti su cui si lavora con gli atleti, poiché si tratta di una zona di forte turbolenza, nella quale la resistenza aerodinamica aumenta drasticamente».
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«Il modello ideale è la goccia d’acqua»
Romain Heinrich, 10° nel bob a due alle Olimpiadi di Milano-Cortina 2026
22 luglio 2026 - L'Équipe
L. He.
«Come nel bob, bisogna ragionare in termini di sistema, ovvero come l’atleta si integra con la propria attrezzatura. In questo ambito si raggiunge un livello di eccellenza molto avanzato. Il modello ideale è la goccia d’acqua, quella forma leggermente arrotondata che si assottiglia man mano che l’acqua cade, soggetta al vento, assumendo la forma che presenta il minor numero di resistenze. Se osserviamo la posizione della schiena e delle braccia, Evenepoel cerca di riprodurre proprio questa forma a goccia d’acqua, con la curvatura della zona lombare che si estende fino alla ruota, oltre al casco piatto che gli garantisce una continuità molto migliore con la schiena. La forma a goccia d’acqua si nota meno nella vista frontale perché i corridori hanno le spalle meno larghe del bacino, ma è normale: per loro sarebbe peso morto. Il fatto che il casco e gli avambracci si tocchino evita anche la presa d’aria in quel punto. Per fare un parallelo con il bob, anch’io ho questo problema di avvicinare il casco alla carrozzeria. Se lo avvicino troppo, avverto le vibrazioni e mi scuote, ma se lo allontano, l’aria si infila nella carrozzeria. C’è anche la questione del dover guardare davanti a sé. In ogni caso, sembra trovarsi in una posizione di efficienza davvero impressionante».

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