Cyclisme: Julian Alaphilippe a une histoire avec le Loir-et-Cher
Julian Alaphilippe (au centre) et Romain Combaud, dans la côte du Temple à Vendôme.
© Photo archives NR, Jérôme Dutac
Double vainqueur d’étapes et meilleur grimpeur du Tour de France 2018, le cycliste natif de Saint-Amand-Montrond (Cher) a souvent eu l’occasion de venir en Loir-et-Cher. Souvenirs…
Par Olivier ALLEGRE
La Nouvelle Repiublique
Publié le 01/08/2018 à 15:39
mis à jour le 02/08/2018 à 09:41
La Grande Boucle est terminée… Mais la saison continue pour Julian Alaphilippe. Le puncheur de la Quick-Step a gagné, ce mardi, le critérium de Lisieux (Calvados). Et il courra, ce mercredi 1er août 2018, celui de Camors (Morbihan).
Une tournée d’après-Tour qu’il effectue en compagnie d’un de ses meilleurs amis, le Loir-et-Chérien Florian Touzeau, ancien cycliste amateur et désormais entraîneur des jeunes de l’AAJ Blois (lire dans la NR du jeudi 2 août 2018 et sur la nr.fr).
Mais l’histoire de Julian Alaphilippe avec le Loir-et-Cher ne se résume pas à l’amitié qui le lie à Florian Touzeau. Avant de passer pro en 2013, le coureur du Cher a en effet eu l’occasion de participer à plusieurs épreuves dans notre département.
En 2008 à Vineuil
Nous sommes le dimanche 7 décembre 2008, Vineuil organise les championnats régionaux de cyclo-cross sur le site du lac de Loire et il y a du beau monde au départ. Chez les seniors d’abord avec Ludovic Renard qui devance notamment Jonathan Hivert, David Edet (le frère de Nicolas) et Nicolas Vogondy.
Chez les cadets aussi, avec Julian Palma, un garçon qui brillera quelques années plus tard sur piste (champion du monde de vitesse par équipes juniors en 2010, champion du monde de keirin juniors en 2011). Et chez les juniors enfin…
Sous son beau maillot de l’US Florentaise (Saint-Florent-sur-Cher), Julian Alaphilippe, alors âgé de 16 ans, boucle les six tours de circuit avec près d’une minute d’avance sur son premier poursuivant, le Montrichardais Florian Gaillard.

Alaphilippe au lac de Loire, sous le maillot de l'US Florentaise, à l'âge de 16 ans.
© (Photo archives cor. NR, Patrice Juin)
En 2009 à Vendôme
Samedi 22 août 2009, Vendôme accueille les championnats de France de l’avenir. Et la course réservée aux juniors voit la victoire d’un certain… Warren Barguil. Julian Alaphilippe termine quant à lui à la 7e place. « Avec Romain Combaud (un autre coureur de l’Orléanais), nous sommes passés tout près d’un beau truc, confie-t-il sitôt la ligne franchie. J’avais encore de bonnes jambes dans les derniers tours et j’ai bien cru pouvoir aller chercher cette 4e place que je sentais à ma portée… »
Le comportement du coureur de Saint-Florent, lors de cette course à laquelle participait également Florian Touzeau (66e), avait déjà impressionné les observateurs. Mais n’avait pas étonné outre mesure Franck Alaphilippe, son cousin, entraîneur… et même directeur sportif à l’époque. « Julian a montré qu’il a le niveau, alors qu’il n’est que junior 1re année. C’est un coureur assez complet, un grimpeur et un puncheur. Et puis, surtout, il a un tempérament. Il se bat. »
En 2017 à Vernou
Jeudi 13 avril 2017, Vernou-en-Sologne accueille l’arrivée de la 2e étape du Tour du Loir-et-Cher. L’occasion de revoir Julian Alaphilippe, venu faire coucou à son petit frère Bryan, le sprinter de l’Armée de terre.
Si le coureur de la Quick-Step est en Loir-et-Cher, c’est qu’il est forfait pour les classiques ardennaises. Un coup dur pour ce garçon qui n’est pas encore une star du Tour, mais qui a déjà pris la très bonne habitude de faire vibrer la France du vélo au mois d’avril : 2e de la Flèche Wallonne en 2015 et en 2016, 2e de Liège-Bastogne-Liège en 2015, 7e puis 6e des deux dernières éditions de l’Amstel
« Je suis tombé sur le Tour du Pays Basque, nous rappelle-t-il ce jour-là. Je voulais jeter mon vêtement de pluie à mon assistant, et j’ai chuté tout seul… Pas de chance ! Je n’allais pas très vite mais le genou a tapé fort. Même si je peux marcher, je suis au repos forcé pour une durée indéterminée. Et je vais devoir passer de nouveaux examens en Belgique. Au dernier moment, je me suis donc dit que j’allais venir voir Bryan sur le Tour du Loir-et-Cher. Je ne l’ai pas prévenu, je voulais lui faire la surprise… »

Julian Alaphilippe et son frère Bryan, à Vernou-en-Sologne.
© (Photo archives NR, Jérôme Dutac)

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