Nouvelle page d’histoire à Montréal
PHOTO D’ARCHIVESL Le Belge Eddy Merckx lève les bras au ciel en franchissant le fil
d’arrivée lors des Championnats du monde de cyclisme sur route, le 25 août 1974, à Montréal.
Le légendaire Eddy Merckx, qui fait toujours figure de héros national en Belgique, avait été couronné champion du monde en 1974, à Montréal. Les plus vieux amateurs de cyclisme se souviennent encore du sprint final l’ayant opposé à Raymond Poulidor. Un tel duel entre un Belge et un Français pourrait marquer à nouveau, 52 ans plus tard, la grande course masculine des prochains Championnats du monde de cyclisme sur route.
Après Eddy Merckx en 1974, voici cinq coureurs qui pourraient à leur tour entrer dans la légende
19 Sep 2026 - Le Journal de Montréal
BENOÎT RIOUX
Le Belge Remco Evenepoel, 26 ans, semble être l’homme tout désigné pour l’emporter. On l’a d’ailleurs déjà surnommé « le nouveau Merckx » de même que « le petit cannibale », en référence au sobriquet du célèbre champion.
Dans le camp français, les plus beaux espoirs reposent peut-être sur les épaules du jeune Paul Seixas. Celui-ci célébrera d’ailleurs ses 20 ans pendant son séjour à Montréal. Chose certaine, l’équipe française a été bâtie pour accomplir de belles choses à ces Mondiaux avec plusieurs cyclistes reconnus pour leur endurance.
VENGER GRAND-PAPA ?
Et si le scénario, comme dans un grand film, prévoyait qu’un athlète vienne plutôt venger son défunt grand-père à Montréal ? Mathieu van der Poel, qui représente les Pays-Bas, est en effet le petit-fils de Poulidor, décédé en novembre 2019.
En plus de baisser pavillon contre Merckx en 1974, « Poupou » a terminé deux autres fois sur le podium aux Championnats du monde sur route au cours de sa prolifique carrière sans toutefois l’avoir emporté. Il avait ainsi récolté le bronze en 1964 et 1966.
TRIOMPHE EN 2023
Van der Poel, dont la mère Corinne est la fille de Poulidor, a déjà fait honneur à la famille en remportant les Mondiaux en 2023 en Écosse. Un autre triomphe à Montréal serait absolument symbolique, mais les potentiels vainqueurs demeurent nombreux.
UN AUTRE PETIT-FILS
Pour compléter l’affiche de ces Mondiaux à Montréal, il y a lieu de souligner la présence du Français Lenny Martinez. Il est le petit-fils de Mariano Martinez qui, pour sa part, avait terminé troisième en 1974, derrière Merckx et Poulidor.
Si les chances de l’emporter de Martinez semblent plus minces, ce cycliste pourrait assurément contribuer au succès du jeune Seixas.
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À qui profitera l’absence de Tadej Pogacar ?
19 Sep 2026
Le Journal de Montréal
BENOÎT RIOUX
Le Slovène Tadej Pogacar était le grand favori pour gagner un troisième titre consécutif de champion du monde, mais une blessure subie au Tour d’Espagne est venue brasser les cartes.PHOTO AFP Avant de se blesser, Tadej Pogacar brillait au Tour d’Espagne, ayant notamment remporté la sixième étape de la compétition, le 27 août 2026.
Pogacar, déjà vainqueur aux Mondiaux en 2024 et 2025, est aussi cinq fois champion du prestigieux Tour de France. Le 9 juillet dernier, après avoir remporté la sixième étape de cette compétition dans les Pyrénées, il s’était emparé du maillot jaune pour ne plus le perdre jusqu’à l’arrivée sur les Champs-Élysées, plus de deux semaines plus tard.
Le champion slovène avait ainsi terminé au premier rang du classement général, avec plus de six minutes d’avance sur le Belge Remco Evenepoel. Coéquipier de Pogacar avec la formation UAE Emirates XRG, le Mexicain Isaac Del Toro avait complété le podium.
C’est à la huitième étape du Tour d’Espagne, le mois dernier, que la saison de Pogacar a pris un tournant inattendu. À nouveau meneur au classement général de cette Vuelta, il a été contraint à l’abandon à la suite d’une vilaine chute. Depuis, il a été opéré à la clavicule gauche.
CHEMIN LIBRE POUR EVENEPOEL
Si l’absence de Pogacar à Montréal est notable, ces Mondiaux risquent d’être chaudement disputés. Les amateurs de cyclisme peuvent se demander qui en profitera pour l’emporter. Un peu comme si le baseball majeur avait écarté les Dodgers de Los Angeles avant le début de la présente saison.
Evenepoel, qui avait aussi terminé deuxième aux Championnats du monde en 2025 au Rwanda, pourrait enfin devenir champion du monde à l’issue de la course en ligne. Le Belge a déjà remporté le contre-la-montre individuel à trois occasions lors des Mondiaux, en 2023, 2024 et 2025.
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PHOTO DIDIER DEBUSSCHERE
Remco Evenepoel
Âge: 26
Pays : Belgique
Palmarès
Gagnant du dernier Grand Prix cycliste de Québec
Triple champion du monde au contre-lamontre (2023, 2024, 2025)
Gagnant du dernier Grand Prix cycliste de Québec
Triple champion du monde au contre-lamontre (2023, 2024, 2025)
2e de la course en ligne aux Championnats du monde de 2025
Double médaille d’or olympique à Paris 2024 ; course sur route, contre-la-montre
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Paul Seixas
Âge: 19
Pays : France
Palmarès
√ 2e au dernier Grand Prix cycliste de Montréal
√ 4e au classement général
du Tour de France (2026) √ Médaillé de bronze aux Championnats d’Europe de 2025
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PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD
Isaac del Toro
Âge: 22
Pays : Mexique
Palmarès
Gagnant du dernier Grand Prix cycliste de Montréal
3e au classement général du Tour de France (2026)
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PHOTO AFP
Mathieu van der Poel
Âge: 31
Pays : Pays-Bas
Palmarès
√ Une fois champion du monde sur route (2023) √ Huit fois champion du monde de cyclo-cross (2015, 2019, 2020, 2021, 2023, 2024, 2025, 2026)
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Wout van Aert
Âge: 31 Pays : Belgique
Palmarès
Médaillé de bronze au contre-la-montre aux Jeux olympiques de Paris (2024)
2e de la course en ligne aux Championnats du monde (2023) 2e de la course en ligne aux Championnats du monde (2020)
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PHOTO BENOÎT RIOUX
Joseph Limare, directeur général des Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal,
était présent au bord de la piste, dimanche dernier, pendant la course montréalaise.
Un vieux rêve qui se réalise pour le directeur général
19 Sep 2026 - Le Journal de Montréal
BENOÎT RIOUX
À 55 ans, Joseph Limare vit l’accomplissement d’un vieux rêve en occupant le poste de directeur général pour les Championnats du monde de cyclisme sur route se déroulant à Montréal.
« Je suis tombé dans le cyclisme en 1995, vient-il raconter dans une entrevue accordée au Journal. J’ai eu l’occasion de travailler sur le Tour de France, je conduisais alors une voiture dans la caravane publicitaire et je distribuais des “goodies” sur le bord de la route. Cet été-là a changé ma vie et j’ai su que c’est ce que j’allais faire dans l’avenir. »
Limare n’avait que 23 ans quand le légendaire Espagnol Miguel Indurain avait profité de la course mythique pour y signer un cinquième triomphe consécutif.
Habitant en France, il poursuivait des études pour devenir enseignant en éducation physique, à Bondy, en banlieue de Paris.
Après cette expérience marquante de 1995, l’homme a suivi sa passion pour ensuite faire ses classes dans le domaine du chronométrage, puis à partir de 2000, il est devenu mécanicien, puis chauffeur d’une voiture durant les plus grands événements cyclistes.
« UNE CHANCE ÉNORME »
Limare a fait le saut au Québec en s’impliquant pour la diffusion des courses en Amérique du Nord et depuis plus de 15 ans, il est au coeur des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal.
« J’ai maintenant la chance d’organiser des courses cyclistes, résume celui qui porte aussi le titre de directeur général des Grands Prix cyclistes. C’est évidemment un énorme défi alors que les routes ne nous appartiennent pas, mais j’y ai trouvé une passion et un aspect important de ma vie, pour lequel j’ai le soutien de ma famille. C’est une chance énorme de pouvoir faire ça. »
« J’aime évidemment voir les cyclistes en action, mais j’ai aussi hâte de voir la foule durant les Mondiaux, notamment les familles et les enfants. »
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