La chute de Rivière
10 juillet 1960 : destin brisé,
Roger Rivière gît au fond d'un ravin.
10 luglio 1960: un destino spezzato,
Roger Rivière giace in fondo a un burrone.
C'est sûrement fune des plus belles photographies de toute l'histoire du Miroir un héros antique endormi sur un lit de feuilles, le bras replié sur son visage apaise. les cheveux bien peignés, moitié Koblet moitié kouros, saisi par le destin mais prêt à se réveiller comme dans un conte. Il s'agit d'un détail de la photo parue dans le numéro consacré au Tour, ramenée à l'essentiel, cet endormissement.
L'été 1960 réactive la longue chronique des chutes, car faire du vélo c'est parfois, par obligation, tomber du vélo. Nous en avons tous fait l'expérience. Mais il y a les chutes dont on se relève, celles dont on ne se relève pas vraiment et celles dont on ne se relève pas du tout. La chute mortelle fut notamment le lot de Giulio Bartali et Serse Coppi, les deux frères cadets. l'un et l'autre en course. L'un sur une route toscane, renversé par une Fiat Balilla noire qui avait brûlé un stop : l'autre sur la chaussée turinoise en prenant sa roue dans le rail d'un tramway, la tête cognant contre l'arête du trottoir. J'ai toujours vu dans ce double malheur le socle de l'immense respect et de l'amitié singulière entre les deux hommes.
La chute de Wim van Est, c'était en 1951, le miracle assez miraculeux pour que, dix ans après coup, il me frappe à ce point, pour que les journalistes en reparlent à propos de Rivière. Van Est était tombé deux fois dans le col d'Aubisque; il avait le maillot jaune sur les épaules depuis la veille, il n'avait jamais gravi un col, encore moins descendu; au pays, il avait trouvé sa voie à bicyclette, dans le trafic clandestin de tabac qui lui valut la prison; ce jour-là, il avait d'abord dérapé sur des gravillons, puis il avait culbuté dans un ravin, soixante-dix mètres, dont il était remonté en pleurs mais remonté, à pied, hissé à la fin au bout d'une sangle et d'une tresse de boyaux, en pleurs parce que son vélo était cassé. Le sponsor suisse de l'équipe néerlandaise, un fabricant de montres, en avait profité et il passa sa vie à répéter : « J'ai fait une chute de soixante-dix mètres, mon cœur s'est arrêté de battre, mais pas ma Pontiac. »
Rivière aurait eu besoin d'un miracle. Les pages du Miroir s'arrêtent en termes dramatiques sur cette funeste étape du 10 juillet, partie de Millau à travers le Massif central: « Au fond du ravin, un homme qui gémit ». Le ravin c'est la bagatelle de vingt mètres, « presque la hauteur du plongeoir des Tourelles ». L'article décrit l'organisation des secours, la descente au fond du ravin, la remontée, l'ambulance, l'hélicoptère. On vérifie la puissance du fameux choc des photos, que Paris-Match n'avait pas encore inventé. Les légendes en sont succinctes. Si les images suppléent le texte, la sidération en est la raison. Toutefois, personne ne dissimule les sombres prédictions qui circulaient la veille : que Rivière prendrait des risques insensés derrière le roi de la descente Nencini, qu'il prenait des analgésiques pour calmer ses douleurs aux vertèbres causées par d'autres chutes (un critérium à Alger, des pavés vers Roubaix) et que les analgésiques atténuent aussi les réflexes. En guise de conclusion, il faut bien concéder, presque à contrecœur : «... Et le tour continue, vers de nouveaux destins. »
Et ce Tour de France, c'est Nencini qui va le gagner. Le portrait d'Abel Michéa est mi-figue mi-raisin. S'il est bienveillant quand il le décrit assis sur la piste du Parc des Princes après l'arrivée, se livrant à son péché mignon, griller une cigarette, fumant davantage que Bartali, « ce qui est une jolie performance », lançant, narquois, « Alors ? On m'a poussé, cette fois ? », Michéa devient sévère. Il a encore en mémoire le Giro gagné par Anquetil qui « avait dû battre Nencini... et quelques centaines de tifosi ... » et leurs poussettes dans les cols deux mois auparavant et, surtout, celui de 1957 où Gaul (surnommé « Chéri-Pipi ») avait fait perdre Bobet et aidé Nencini à gagner. Malgré tout, il concède que c'est un beau coureur et il souligne son élégance, florentin, « toujours chemisé de blanc », garçon aimable, qui mérite des vœux pour 1961.
UNE SAISON EN ENFER
Ce sera donc une nouvelle saison, sans Roger Rivière, « oublié » même si on l'a revu sur Paris-Nice << au volant de sa voiture », aux côtés de Pierre Chany, photo à l'appui comme pour en apporter la preuve. Le magazine lui consacre un dossier. Une photographie montre Bobet à son chevet, le lendemain de son accident. Leur goût commun de l'aviation le conduit à lui lire des pages du roman de Paul Brickhill, Bader, vainqueur du ciel, un as de la RAF aux commandes de son Spitfire pendant la bataille de Londres, amputé des deux jambes, qui avait réussi à piloter à nouveau - le parallèle britannique du roman à succès soviétique de Boris Polevoï, Un homme véritable, plus familier aux jeunes lecteurs du Miroir. Mais le dossier Rivière vise à « éclairer les circonstances de sa chute ». Il mène une sorte d'enquête, voire d'investigation comme on dira plus tard. Rivière a toujours prétendu que ses freins n'avaient pas fonctionné. L'expertise a prouvé qu'ils étaient en parfait état. En fait, le dossier reproduit les déclarations de la diététicienne de Rivière et un article qu'elle a publié dans une revue médicale: des « accusations » graves qui n'ont pas reçu de démenti. C'est donc « un devoir » de les donner à lire aux lecteurs du Miroir. Mme Brobecker affirme carrément qu'elle avait tout fait pour que ce ne soit pas un « tour du doping », que Roger était très bien préparé grâce à ses bains marins aux algues, à son régime, à un ostéopathe pour les vertèbres cervicales, et qu'il disposait même d'un « tourne-disques miniature » chaque soir dans sa chambre d'hôtel. Mais, puisqu'il y a un « mais », « tant de millions sont en jeu au Tour de France que tout est possible ». Reproduite au cœur du témoignage, sans commentaire, cette phrase renvoie à la fiole retrouvée dans une poche de son maillot, à la déduction qu'il avait croqué deux cachets et qu'il fallait bien qu'un gredin les lui ait fournis.
Le dernier numéro de l'année 1960 s'était clos sur une belle photographie pleine page, «Rivière tel qu'on souhaite le revoir ». C'était un vœu pieux. La chute dans sa vie sera encore plus dure. Il ne retrouve pas tout l'usage de ses jambes, il consomme des drogues pour soigner ses maux du corps et de l'âme, pour chasser le soleil noir. « Une saison en enfer ? », c'était le titre du premier éditorial du Miroir. Pour le malheureux Rivière aucun doute, même s'il n'a pas été amputé d'une jambe comme Rimbaud cramé par le soleil éthiopien.
Roger Rivière dans son exercice de prédilection, le contre-la-montre, lors du Tour 1959.
Il remporte les deux chronos de cette édition et termine quatrième du classement général.
***
La caduta di Rivière
"È una delle più belle fotografie in tutta la storia del Miroir: un eroe antico addormentato su un letto di foglie, con il braccio ripiegato sul viso sereno, i capelli ben pettinati, metà Koblet e metà kouros, ghermito dal destino ma pronto a risvegliarsi come in una fiaba. Si tratta di un dettaglio della foto apparsa nel numero consacrato al Tour, ridotta all'essenziale: quella parvenza di riposo.
L’estate del 1960 riaccende la lunga cronaca delle cadute, perché andare in bicicletta significa a volte, per forza di cose, cadere dalla bicicletta. Ne abbiamo fatto tutti esperienza. Ma ci sono le cadute da cui ci si rialza, quelle da cui non ci si rialza davvero e quelle da cui non ci si rialza per niente. La caduta mortale fu in particolare il destino di Giulio Bartali e di Serse Coppi, i due fratelli minori. Entrambi durante una gara. Uno su una strada toscana, investito da una FIAT Balilla nera che aveva ignorato uno stop; l’altro su una strada torinese, quando la ruota gli si incastrò nella rotaia di un tram, con la testa che sbatté contro il bordo del marciapiede. Ho sempre visto in questa doppia sventura il fondamento dell’immenso rispetto e della singolare amicizia tra i due rivali.
L’estate del 1960 riaccende la lunga cronaca delle cadute, perché andare in bicicletta significa a volte, per forza di cose, cadere dalla bicicletta. Ne abbiamo fatto tutti esperienza. Ma ci sono le cadute da cui ci si rialza, quelle da cui non ci si rialza davvero e quelle da cui non ci si rialza per niente. La caduta mortale fu in particolare il destino di Giulio Bartali e di Serse Coppi, i due fratelli minori. Entrambi durante una gara. Uno su una strada toscana, investito da una FIAT Balilla nera che aveva ignorato uno stop; l’altro su una strada torinese, quando la ruota gli si incastrò nella rotaia di un tram, con la testa che sbatté contro il bordo del marciapiede. Ho sempre visto in questa doppia sventura il fondamento dell’immenso rispetto e della singolare amicizia tra i due rivali.
La caduta di Wim van Est risale al 1951: un evento talmente straordinario che, a distanza di dieci anni, mi colpisce ancora così profondamente, al punto che i giornalisti ne parlano di nuovo in relazione a Rivière. Van Est era caduto due volte sul Col d’Aubisque; indossava la maglia gialla dal giorno prima, non aveva mai scalato un passo, né tantomeno lo aveva mai disceso; in patria aveva trovato la sua strada in bicicletta, nel traffico clandestino di tabacco che gli era costato il carcere; quel giorno, dapprima era scivolato sulla ghiaia, poi era precipitato in un burrone, settanta metri, da cui era risalito in lacrime, ma risalito, a piedi, tirato su alla fine con una cinghia e una treccia di budelli, in lacrime perché la sua bicicletta era rotta. Lo sponsor svizzero della squadra neerlandese, un produttore di orologi, ne aveva approfittato e passò la vita a ripetere: «Sono caduto da settanta metri, il mio cuore ha smesso di battere, ma non il mio Pontiac».
A Rivière sarebbe servito un miracolo. Le pagine del Miroir si soffermano in toni drammatici su quella fatidica tappa del 10 luglio, partita da Millau attraverso il Massiccio Centrale: «In fondo al burrone, un uomo che geme». Il burrone è profondo ben venti metri, «quasi l’altezza del trampolino delle Tourelles». L’articolo descrive l’organizzazione dei soccorsi, la discesa in fondo al burrone, la risalita, l’ambulanza, l’elicottero. Si constata la potenza del famoso impatto delle foto, che Paris-Match non aveva ancora inventato. Le didascalie sono succinte. Se le immagini sostituiscono il testo, lo stupore ne è la ragione. Tuttavia, nessuno nasconde le cupe previsioni che circolavano il giorno prima: che Rivière avrebbe corso rischi insensati alle spalle del re della discesa (Gastone) Nencini, che assumeva analgesici per lenire i dolori alle vertebre causati da altre cadute (un criterium ad Algeri, il pavé verso Roubaix) e che gli analgesici attenuano anche i riflessi. A mo’ di conclusione, bisogna ammetterlo, quasi a malincuore: «... E il Tour continua, verso nuovi destini».
E quel Tour de France lo vincerà Nencini. Il ritratto di Abel Michéa è un po’ positivo e un po’ negativo. Se da un lato è benevolo nel descriverlo seduto sulla pista del Parc des Princes dopo l’arrivo, mentre si concede il suo piccolo peccato di gola, fumando una sigaretta, fumando più di Bartali, «il che è una bella impresa», e lanciando con tono beffardo: «Allora? Mi avete spinto, questa volta?», dall’altro Michéa diventa severo. Ha ancora in mente il Giro vinto da (Jacques) Anquetil, che «aveva dovuto battere Nencini... e qualche centinaio di tifosi...» e i loro passeggini sui passi due mesi prima e, soprattutto, quello del 1957 in cui (Charly) Gaul (soprannominato «Chéri-Pipi») aveva fatto perdere (Louison) Bobet e aiutato Nencini a vincere. Nonostante tutto, ammette che sia un bel corridore e ne sottolinea l’eleganza, da fiorentino, «sempre in camicia bianca», un ragazzo affabile, che merita i migliori auguri per il 1961.
UNA STAGIONE ALL'INFERNO
Sarà quindi una nuova stagione, senza Roger Rivière, «dimenticato» anche se lo abbiamo rivisto alla Parigi-Nizza «al volante della sua auto», al fianco di Pierre Chany, come dimostra la foto. La rivista gli dedica un servizio speciale. Una fotografia ritrae Bobet al suo capezzale, il giorno dopo l’incidente. La loro comune passione per l’aviazione lo spinge a leggergli alcuni brani del romanzo di Paul Brickhill, Bader, il vincitore dei cieli, un asso della RAF ai comandi del suo Spitfire durante la battaglia di Londra, amputato di entrambe le gambe, che era riuscito a pilotare di nuovo – il parallelo britannico del romanzo di successo sovietico di Boris Polevoï, Un uomo vero, più familiare ai giovani lettori del Miroir. Ma il dossier Rivière mira a «fare luce sulle circostanze della sua caduta». Conduce una sorta di inchiesta, o addirittura di indagine, come si dirà in seguito. Rivière ha sempre sostenuto che i suoi freni non avessero funzionato. La perizia ha dimostrato che erano in perfetto stato. In realtà, il dossier riporta le dichiarazioni della dietista di Rivière e un articolo da lei pubblicato su una rivista medica: gravi «accuse» che non hanno ricevuto smentita. È quindi «un dovere» farle leggere ai lettori del Miroir. La signora Brobecker afferma senza mezzi termini di aver fatto di tutto affinché non fosse un «giro di doping», che Roger era preparato al meglio grazie ai suoi bagni marini alle alghe, alla sua dieta, a un osteopata per le vertebre cervicali, e che ogni sera nella sua camera d’albergo aveva persino a disposizione un «giradischi in miniatura». Ma, poiché c’è un «ma», «in gioco al Tour de France ci sono così tanti milioni che tutto è possibile». Riportata al centro della testimonianza, senza commenti, questa frase rimanda alla fiala ritrovata in una tasca della sua maglia, alla deduzione che avesse ingerito due compresse e che, inevitabilmente, un malfattore gliele avesse fornite.
L’ultimo numero del 1960 si era concluso con una bella fotografia a tutta pagina, «Rivière come vorremmo rivederlo». Era un pio desiderio. La caduta nella sua vita sarebbe stata ancora più dura. Non riacquistò completamente l’uso delle gambe, faceva uso di droghe per curare i suoi mali del corpo e dell’anima, per scacciare il sole nero. «Una stagione all’inferno?», era il titolo del primo editoriale del Miroir. Per lo sfortunato Rivière non c’era alcun dubbio, anche se non gli era stata amputata una gamba come a Rimbaud, bruciato dal sole etiope.
E quel Tour de France lo vincerà Nencini. Il ritratto di Abel Michéa è un po’ positivo e un po’ negativo. Se da un lato è benevolo nel descriverlo seduto sulla pista del Parc des Princes dopo l’arrivo, mentre si concede il suo piccolo peccato di gola, fumando una sigaretta, fumando più di Bartali, «il che è una bella impresa», e lanciando con tono beffardo: «Allora? Mi avete spinto, questa volta?», dall’altro Michéa diventa severo. Ha ancora in mente il Giro vinto da (Jacques) Anquetil, che «aveva dovuto battere Nencini... e qualche centinaio di tifosi...» e i loro passeggini sui passi due mesi prima e, soprattutto, quello del 1957 in cui (Charly) Gaul (soprannominato «Chéri-Pipi») aveva fatto perdere (Louison) Bobet e aiutato Nencini a vincere. Nonostante tutto, ammette che sia un bel corridore e ne sottolinea l’eleganza, da fiorentino, «sempre in camicia bianca», un ragazzo affabile, che merita i migliori auguri per il 1961.
UNA STAGIONE ALL'INFERNO
Sarà quindi una nuova stagione, senza Roger Rivière, «dimenticato» anche se lo abbiamo rivisto alla Parigi-Nizza «al volante della sua auto», al fianco di Pierre Chany, come dimostra la foto. La rivista gli dedica un servizio speciale. Una fotografia ritrae Bobet al suo capezzale, il giorno dopo l’incidente. La loro comune passione per l’aviazione lo spinge a leggergli alcuni brani del romanzo di Paul Brickhill, Bader, il vincitore dei cieli, un asso della RAF ai comandi del suo Spitfire durante la battaglia di Londra, amputato di entrambe le gambe, che era riuscito a pilotare di nuovo – il parallelo britannico del romanzo di successo sovietico di Boris Polevoï, Un uomo vero, più familiare ai giovani lettori del Miroir. Ma il dossier Rivière mira a «fare luce sulle circostanze della sua caduta». Conduce una sorta di inchiesta, o addirittura di indagine, come si dirà in seguito. Rivière ha sempre sostenuto che i suoi freni non avessero funzionato. La perizia ha dimostrato che erano in perfetto stato. In realtà, il dossier riporta le dichiarazioni della dietista di Rivière e un articolo da lei pubblicato su una rivista medica: gravi «accuse» che non hanno ricevuto smentita. È quindi «un dovere» farle leggere ai lettori del Miroir. La signora Brobecker afferma senza mezzi termini di aver fatto di tutto affinché non fosse un «giro di doping», che Roger era preparato al meglio grazie ai suoi bagni marini alle alghe, alla sua dieta, a un osteopata per le vertebre cervicali, e che ogni sera nella sua camera d’albergo aveva persino a disposizione un «giradischi in miniatura». Ma, poiché c’è un «ma», «in gioco al Tour de France ci sono così tanti milioni che tutto è possibile». Riportata al centro della testimonianza, senza commenti, questa frase rimanda alla fiala ritrovata in una tasca della sua maglia, alla deduzione che avesse ingerito due compresse e che, inevitabilmente, un malfattore gliele avesse fornite.
L’ultimo numero del 1960 si era concluso con una bella fotografia a tutta pagina, «Rivière come vorremmo rivederlo». Era un pio desiderio. La caduta nella sua vita sarebbe stata ancora più dura. Non riacquistò completamente l’uso delle gambe, faceva uso di droghe per curare i suoi mali del corpo e dell’anima, per scacciare il sole nero. «Una stagione all’inferno?», era il titolo del primo editoriale del Miroir. Per lo sfortunato Rivière non c’era alcun dubbio, anche se non gli era stata amputata una gamba come a Rimbaud, bruciato dal sole etiope.
(*) Kouros: la tipica statua greca antica di un giovane uomo.a di un giovane uomo


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