LES SYMPTÔMES D'UNE CRISE


En novembre 1968 la une est ilustrée par les trois hommes forts de l'année: 
Mottet, Delgado et Fondriest. Le Miroir appelle aussi de ses vœux une « révolution »

Nel novembre del 1968, la prima pagina celebra i tre uomini forti dell’annata: 
Mottet, Delgado e Fondriest. Il Miroir invoca a gran voce una «rivoluzione».

Bernard Chambaz
Miroir du Cyclisme - L'histoire d'un magazine mythique

Sans aucun doute une espèce d'essoufflement gagne le Miroir du cyclisme. Certains signes précurseurs remontent assez loin. Ils sont le reflet de la crise qui affecte le cyclisme comme elle affecte d'ailleurs, à des titres divers, l'ensemble des activités sociales. Dès les années 1970, un éditorial de Maurice Vidal n'hésitait pas à « Rêver aux années 30 » ; un rêve à rebours où il dénonçait l'impéritie des structures internationales et de leurs dirigeants et appelait à « une révolution qui redonne le cyclisme aux cyclistes », dépassant le cadre d'une nostalgie légitime. Si les années Hinault avaient permis de maintenir le leurre d'une nouvelle époque dorée, même si à l'or se substituait de plus en plus ouvertement l'argent, même si cet argent avait la couleur sonnante et trébuchante du bling-bling, même si le monde de la presse écrite était déjà soumis à rude épreuve, même si les insignes de la royauté restaient liés aux générations de coureurs qui avaient écrit jadis les plus belles pages, la crise couvait et le magazine ne pouvait sans doute pas y échapper. Et pourtant il pouvait compter sur l'apport de belles signatures, Bordas, Ducoin, Heimermann. Mais le vieillissement d'une génération de journalistes qui avaient beaucoup donné, la disparition de Michéa ont pesé.

À la veille de l'année 1989, le Miroir réclame à nouveau une << révolution », qui ne vient pas. À la veille de la saison 1993, il réclame des états généraux et il s'insurge que le départ du Tour de France soit donné au Puy du Fou, on le comprend, un prologue dans le cœur rétrograde du département vendéen. Quant au repreneur financier, en 1992, il n'infléchit pas sensiblement la tendance à la baisse du tirage. Ceci dit, la crise n'empêche pas de continuer à emboucher les trompettes de la renommée. Mais la musique s'élève comme si le cœur n'y était plus vraiment. Peut-être les changements de formule ont-ils déconcerté les lecteurs, je ne sais pas. En tout cas, un charme semble rompu. Le métier et le lectorat exigent de continuer voire d'expédier les affaires courantes avec sérieux. Le sort réservé à Charly Mottet en est un exemple touchant. D'une part, sa victoire dans le Lombardie est bâclée en à peine une page, une belle page signée Brouchon, mais quand même, malgré le mot « rarissime », malgré l'enthousiasme de la presse italienne férue du combat entre Bartali et Coppi, c'est bien peu. D'autre part, un entretien laisse percevoir sa classe discrète, son franc-parler, sa « propreté », sa conception de la sensibilité, toujours singulière. jamais facile à saisir, sa singularité par l'exemple même qu'il choisit pour illustrer son propos : « Prenez par exemple un bouquin et faites-le lire à dix bonshommes différents à la fin personne ne vous le racontera de la même façon. » 

Dans un encadré rose présenté comme une « bonne nouvelle », la rédaction annonce l'« envol» de Vélosport. qui devient trimestriel, et un supplément << Miroir des cyclos » chargé d'assurer le lien et la transition avec le nouveau magazine. C'était rêver aux années 1990. Ce ne fut qu'un rêve.

Enfin, c'est un autre sujet, mais il n'est pas sans lien avec ce sentiment de crise générale. Au fur et à mesure de ma plongée dans ce prodigieux fonds de journaux qui sont devenus des archives, je suis frappé par la machine à dévorer les coureurs, ne serait-ce que la grande armada des équipiers qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes avec un dossard épinglé au dos de leur maillot. Et j'aimerais partager aussi, au-delà du bonheur d'avoir gravi dans les pages de ce livre l'Izoard ou le Poggio, la pointe de tristesse qui nous saisit à voir tant de portraits d'espoirs voire de grands espoirs, dont les noms mêmes ont disparu de la mémoire des hommes.

***


Dans le numéro de mars-avril 1974 l'éditorial de Maurice Vidal 
pointait déjà du doigt les dérives d'un cyclisme « moderne » 
soumis exclusivement à la loi du profit. 
Le dessin qui accompagne cet édito est signé Pellos.

Nel numero di marzo-aprile 1974, l’editoriale di Maurice Vidal già metteva 
all’indice le derive del ciclismo «moderno», asservito alle sole leggi del profitto. 
Il disegno che correda quell’editoriale porta la firma di Pellos.

Maurice Vidal
RÊVER AUX ANNÉES 30 ?...

Ce n'est pas un banal anniversaire: Antonin Magne et André Leducq ont (presque) ensemble 70 ans. Ce n'est pas un hasard si on les a fêtés avec un lustre exceptionnel.

D'abord, c'est un plaisir de les voir, ces septuagénaires vigoureux, hommage vivant au sport cycliste et à la façon dont ils le pratiquérent. C'est un plaisir de les entendre, si proche de l'âme populaire, parler avec tant de bon sens et d'intelligence. Ils ne radotent pas, oh non, et s'ils ont pris de l'âge comme le bon vin (ce qui s'appelle, dirait Dédé, « prendre de la bouteille ») ils ne se donnent pas en exemple, comme tant d'autres qui croient que les années sont autant de vertus. Mais Ils sont des exemples.

Ne les cherchez pas pour autant au calendrier, ceux que l'affection publique avait baptisés « Dédé-la-gouaille » et «Tonin-le-taciturne ». Ils faisaient un dur métier, un métier d'aventurier, et dans le monde des chercheurs d'or on ne survit pas qu'avec de bons sentiments. Il faut être fort et savoir se faire respecter. Ils l'ont su, de toutes les manières.

De la gouaille, Leducq en avait à revendre, et il en a toujours. Celà ne l'a pas empêché de connaître de sacrés quarts d'heure, pendant sa carrière et après. Celà ne l'empêchait pas, en 1930, après une chute très douloureuse dans la descente du Galibier, de repartir, de mener une « chasse » de 70 kilomètres avec « son » équipe de France (dont un admirable Charles Pélissier) de rejoindre ses adversaires... de gagner l'étape à Evian... et le Tour de France.

Taciturne, Antonin Magne l'était peut-être, comme le sont souvent ses frères paysans. Mais, celà ne l'a jamais empêché d'avoir un cœur chaleureux, avec même à l'intérieur un inattendu brin de romantisme : n'était-il pas romantique, cet adieu au Tour en 1938, qu'il voulut donner en compagnie de son copain Leducq. Imagine-t-on l'émotion du public du Parc des Princes en voyant ces deux champions chargés de gloire gagner ensemble, fraternellement unis, la dernière étape de leur dernier Tour? Du panache, on en avait aussi à revendre en ce temps-là.

Mais non, et bien que les années 30 fussent tellement aujourd'hui à la mode (ce qui les fait bien sourire, nos anciens !), il ne s'agit pas de verser des pleurs arides sur le temps passé. Le monde a changé, la vie s'est accélérée, et pas plus que nous ne dresserons de parallèle entre la pratique du cyclisme il y a quarante ans et celle d'aujourd'hui, nous ne comparerons Magne et Leducq (pas plus qu'ils n'acceptent de le faire eux-mêmes) aux champions des années 70.

On ne nous empêchera pas cependant de regretter la dilution des structures de ce sport. Professionnels, les Magne, Leducq. Speicher, Pélissier, Archambaud, Le Grevès (et tant d'autres qui firent de cette période la plus belle du cyclisme français) l'étaient, et pas moins que les coureurs d'aujourd'hui. Les marques de cessoires se livraient à une rivalité sans merci. Mais, cycles elles étaient naturellement liées au sport cycliste et intéressées à sa survie, et non uniquement préoccupées de l'exploiter au plus vite comme véhicule publicitaire. La mort d'une équipe était rare, et presque toujours liée à la disparition d'un constructeur.

Et comme le rappelait Jacques Goddet (avec un amer humour) dans sa harangue à nos deux champions, leur nom est lié au sauvetage du Tour de France, en perte de vitesse, par la création des équipes nationales qu'ils allaient si magnifiquement illustrer, grâce aussi à l'intelligence des propriétaires de marques qui savaient comprendre la nécessité d'une grande épreuve officielle du cyclisme sur route et par étapes.

Aujourd'hui, on voit un cyclisme sans dirigeants, ou avec trop de dirigeants officieux et intéressés. On voit un constructeur équiper deux équipes différentes, sans que celà fasse sourciller les fédérations internationales. On voit les coureurs, en plein désarroi, et on les comprend, entrer enfin dans l'action... pour s'opposer aux confrontations ouvertes avec les meilleurs amateurs. Sans comprendre apparemment que l'ouverture aux athlètes de tout statut des courses cyclistes est la seule façon faire de ce sport ce qu'il devrait être : un grand sport vraiment international. Si international qu'il échappe enfin à quelques affairistes pour exiger une véritable organisation, comme tous les grands sports. Voit-on les footballeurs professionnels s'opposer aux confrontations avec ceux qui possèdent un statut différent ? Le football et sa Coupe du Monde auraient-ils ce rayonnement? 

Non, ce n'est pas rêver du passé que se souvenir des meilleurs moments du cyclisme, de ses champions les plus glorieux et les plus équilibrés. C'est qu'il y avait des raisons à cette gloire, à cet équilibre: à commencer par des structures et des dirigeants. En 1974, qui voit la bicyclette connaître le même engouement que dans ces fameuses années trente, la chose est possible. Mais, il y faudra sans doute une révolution qui redonne le cyclisme aux cyclistes.

***

I SINTOMI DI UNA CRISI

Bernard Chambaz
Miroir du Cyclisme - L'histoire d'un magazine mythique

Una sorta di affanno sta contagiando il Miroir du cyclisme. Alcuni segnali premonitori affondano le radici piuttosto lontano. Sono il riflesso della crisi che colpisce il ciclismo così come investe, a vario titolo, l’intero corpo sociale. Già negli anni Settanta, un editoriale di Maurice Vidal non esitava a «Sognare gli anni Trenta»; un viaggio onirico a ritroso in cui denunciava l'incompetenza delle istituzioni internazionali e dei loro dirigenti, invocando «una rivoluzione che restituisca il ciclismo ai corridori», ben oltre i confini di una pur legittima nostalgia. Se gli anni di Hinault avevano permesso di perpetuare l'illusione di una nuova epoca d'oro – anche se all'oro si sostituiva sempre più apertamente il denaro, anche se quel denaro aveva il suono tintinnante della vuota ostentazione, anche se la carta stampata era già messa a dura prova e le insegne della regalità restavano legate a generazioni di corridori che avevano scritto, un tempo, le pagine più belle – la crisi covava sotto la cenere, e la rivista non avrebbe potuto salvarsi. Eppure, il Miroir poteva ancora schierare firme di assoluto prestigio: Bordas, Ducoin, Heimermann. Ma l’inevitabile crepuscolo d’una generazione di giornalisti che tanto aveva dato, unito al vuoto lasciato dalla scomparsa di Michéa, finì per gravare come un macigno.

Alla vigilia del 1989, il Miroir reclama nuovamente una «rivoluzione» che però non arriva. Alle soglie della stagione 1993, invoca gli stati generali e insorge contro la partenza del Tour de France dal Puy du Fou: una scelta comprensibile, un prologo nel cuore retrogrado della Vandea. Quanto al nuovo acquirente finanziario, nel 1992, il suo arrivo non inverte la tendenza al ribasso delle tirature. Ciò detto, la crisi non impedisce di continuare a squillare le trombe della celebrità. Ma la musica si leva come se non ci si credesse più davvero. Forse i cambi di formula hanno spiazzato i lettori, non saprei. In ogni caso, un incantesimo sembra essersi spezzato. Il mestiere e il pubblico impongono di andare avanti, persino di sbrigare l'ordinaria amministrazione con serietà. Il trattamento riservato a Charly Mottet ne è un fulgido, toccante esempio. Da un lato, il suo trionfo al Lombardia viene liquidato in appena una pagina – una splendida pagina a firma di Brouchon, d'accordo, ma pur sempre troppo poco, a dispetto dell'aggettivo «rarissimo» e dell'entusiasmo della stampa italiana, ancora infiammata dal ricordo del duello tra Coppi e Bartali. Dall'altro, un'intervista lascia trasparire la sua discreta classe, la schiettezza, la sua dirittura morale e una concezione della sensibilità sempre singolare, mai facile da afferrare; una singolarità evidente nell'esempio stesso che sceglie per spiegarsi: «Prendete un libro e fatelo leggere a dieci persone diverse: alla fine, nessuna ve lo racconterà allo stesso modo».

In un riquadro rosa presentato come una «buona notizia», la redazione annuncia il «volo» di Vélosport, che diventa trimestrale, e un supplemento, il Miroir des cyclos, destinato a fare da ponte e transizione verso la nuova rivista. Era un modo per sognare gli anni Novanta; ma rimase soltanto un sogno.

Infine – ed è un altro discorso, sebbene tutt'altro che slegato da quel senso di crisi generale – a mano a mano che mi immergo in questo prodigioso giacimento di riviste ormai divenute archivio, resto colpito da questa macchina divora-corridori; non fosse altro che per la sterminata armata di gregari che hanno dato il meglio di se stessi con un dorsale appuntato sulla schiena. E mi piacerebbe condividere, oltre alla gioia di aver scalato tra le pagine di questo libro l’Izoard o il Poggio, quella punta di tristezza che stringe il cuore nel vedere così tanti ritratti di promesse, o presunte tali, i cui nomi stessi sono ormai svaniti dalla memoria della gente.

***

Maurice Vidal
SOGNARE GLI ANNI TRENTA?...

Non è un banale anniversario: Antonin Magne e André Leducq compiono (quasi) insieme settant'anni. Non è un caso se sono stati celebrati con uno sfarzo straordinario.

In primo luogo, è un piacere vederli, questi vigorosi settantenni, omaggio vivente allo sport del pedale e al modo in cui lo interpretarono. È un piacere ascoltarli, così vicini all'animo popolare, parlare con tanto senno e intelligenza. Non vaneggiano, oh no; e se sono invecchiati come il buon vino (il che significa, come direbbe Dédé, «prendere corpo con gli anni»), non si portano come esempio, a differenza di tanti altri convinti che l'età sia di per sé una virtù. Ma sono degli esempi.

Non cercateli tuttavia nei calendari ufficiali, coloro che l'affetto della gente aveva battezzato «Dédé il guascone» e «Tonin il taciturno». Facevano un mestiere duro, da avventurieri, e nel mondo dei cercatori d'oro non si sopravvive con i soli buoni sentimenti. Bisogna essere forti e farsi rispettare. Loro hanno saputo farlo, in ogni modo.

D'ironia sferzante Leducq ne aveva da vendere, e ne ha ancora. Ciò non gli ha impedito di passare brutti quarti d'ora, durante e dopo la carriera. E non gli impedì, nel 1930, dopo una rovinosa caduta nella discesa del Galibier, di ripartire, imbastire un inseguimento di settanta chilometri con la «sua» squadra francese (in cui militava un mirabile Charles Pélissier), riagguantare gli avversari... vincere la tappa a Évian... e il Tour de France.

Taciturno, Antonin Magne lo era forse per davvero, come spesso lo sono i suoi confratelli contadini. Ma questo non gli ha mai impedito di avere un gran cuore, con dentro persino un'inattesa vena di romanticismo: non fu forse romantico quell'addio al Tour nel 1938, che volle consumare al fianco del compagno Leducq? Si può immaginare l'emozione del pubblico del Parco dei Principi nel vedere quei due campioni carichi di gloria vincere insieme, fraternamente uniti, l'ultima tappa del loro ultimo Tour? Di panache ce n'era da vendere, a quei tempi.

Ma no, e benché gli anni Trenta siano oggi così di moda (il che fa sorridere i nostri vecchi!), non è il caso di versare aride lacrime sul tempo che fu. Il mondo è cambiato, la vita ha accelerato il passo, e così come non tracceremo parallelismi tra il ciclismo di quarant'anni fa e quello odierno, non paragoneremo Magne e Leducq (cosa che, del resto, loro stessi si rifiutano di fare) ai campioni degli anni Settanta.

Nessuno ci impedirà, tuttavia, di rimpiangere la frammentazione delle strutture di questo sport. Professionisti, i Magne, Leducq, Speicher, Pélissier, Archambaud, Le Grevès (e tanti altri che fecero di quel periodo l'epoca più gloriosa del ciclismo francese) lo erano, e non meno dei corridori di oggi. Le case ciclistiche e i produttori di componenti si consegnavano a una rivalità spietata. Ma erano, per loro natura, legati allo sport del pedale e interessati alla sua sopravvivenza, e non unicamente preoccupati di sfruttarlo il più in fretta possibile come mero veicolo pubblicitario. La fine di una squadra era un evento raro, quasi sempre legato al fallimento di un costruttore.

E come ricordava Jacques Goddet (con amara ironia) nel suo encomio ai nostri due campioni, il loro nome resta legato al salvataggio di un Tour de France in crisi di consensi, grazie alla nascita delle squadre nazionali che avrebbero così magnificamente onorato; merito anche dell'intelligenza dei costruttori, che seppero comprendere la necessità di una grande prova ufficiale del ciclismo su strada e a tappe.

Oggi assistiamo a un ciclismo senza dirigenti, o con troppi dirigenti ufficiosi e interessati. Vediamo un costruttore equipaggiare due squadre diverse, senza che le federazioni estere battano ciglio. Vediamo i corridori, in pieno sconcerto – e li si comprende –, passare finalmente all'azione... per opporsi ai confronti aperti con i migliori dilettanti. Senza comprendere, a quanto pare, che l'apertura delle corse agli atleti di ogni categoria è l'unica via per fare del ciclismo ciò che dovrebbe essere: uno sport autenticamente internazionale. Così internazionale da sottrarsi finalmente alle grinfie di pochi affaristi, per esigere una autentica struttura organizzativa, al pari di ogni altra grande disciplina. Si sono forse mai visti i calciatori professionisti rifiutare il confronto con chi possiede uno status diverso? Il calcio e il suo campionato del mondo vanterebbero oggi lo stesso prestigio?

No, ricordare i più alti momenti del ciclismo, i suoi campioni più gloriosi e integri, non significa abbandonarsi alla nostalgia del passato. Se quella gloria e quell'equilibrio esistevano, c'erano ragioni precise: a cominciare dalle strutture e dai dirigenti. Nel 1974, mentre la bicicletta sperimenta lo stesso travolgente entusiasmo di quei famosi anni Trenta, l'impresa è ancora possibile. Ma richiederà una rivoluzione che restituisca il ciclismo ai corridori.

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